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Cette politique se caractérise par la réduction drastique des flux migratoires, un programme d’intégration exigeant, un accès à la nationalité rendu difficile et, désormais, la volonté de recourir à un pays tiers extra-européen pour le traitement des demandes de visas.

Membre de l’UE, de l’espace Schengen et de la CEDH, le Danemark a réussi à mener sa politique singulière après avoir négocié une série de dérogations (options de retraits, aussi appelées, op-out) aux traités européens. Ce qui permet aux Danois de traiter juridiquement les ressortissants de pays tiers selon leurs propres règles.

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Cette politique drastique a eu deux effets notables. D’abord, l’effondrement des flux. L’immigration a diminué de 28% entre 2014, année précédant la crise des réfugiés, et 2019, année précédant la crise sanitaire. Le nombre total des demandes d’asile a chuté de 82%, passant de 14.792 à 2716, pour un pays de 5,8 millions d’habitants. Si on appliquait ce ratio à la France, nous n’accueillerions que 31.000 demandes d’asile par an, contre 132.000 en 2019.

Ensuite l’effondrement du parti du peuple danois, – l’équivalent du Rassemblement national – qui a enregistré en 2022 son plus mauvais résultat de son histoire (2,6 % des voix). «L’effondrement électoral des populistes est la conséquence de leur victoire idéologique», note la Fondapol.

D’aucuns avanceront les différences abyssales entre la France et ce petit royaume de 6 millions d’habitants enclavé dans le nord de l’Europe qui n’a eu aucune colonie et affiche un sérieux budgétaire éclatant. Justement le Danemark a au moins un point commun avec la France: l’État-providence. Et c’est au nom de la défense de ce modèle social que la classe politique danoise s’est unie sur la question migratoire. Il s’agit bien selon la formule employée par les auteurs de la note, d’un «nationalisme social assumé au nom de l’État-providence»: «La politique danoise d’immigration pose une question fondamentale aux Européens: peut-on assurer l’avenir de l’État-providence sans une politique migratoire restrictive et intégratrice?»

Le Figaro

L’étude de la Fondapol :


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