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Emmanuel Macron accorde une longue interview, ce matin, à nos confrères du Parisien, dans laquelle il confirme par exemple sa volonté d’augmenter l’âge de départ à la retraite, mais il revient également sur l’immigration et évoque sa visions pour la France :

La France a toujours été une terre d’immigration. Cela fait partie de notre ADN, c’est la force de notre pays, et on en a toujours eu besoin pour notre économie. Sans les Polonais il y a un peu plus d’un siècle, comment nos mines auraient tourné ? Sans les Italiens, les Espagnols, les Maghrébins, comment le secteur agricole aurait tourné ? Sans les immigrés africains, comment le BTP, la construction auraient tourné ? Et vous savez, il y avait déjà des mouvements de rejet à l’époque.”

Le Président ne nie donc pas le phénomène de rejet qui peut exister dans une certaine partie de la population, mais explique également que les immigrés jouent aujourd’hui encore un rôle important dans notre économie :

“Aujourd’hui, soyons lucides, est-ce qu’on pense sincèrement que la restauration, les travaux agricoles, et beaucoup d’autres secteurs tournent sans immigration ? Il faut avoir l’honnêteté de le dire, la réponse est non. Mais il faut avoir un double mouvement. Dans le même temps, il faut pousser toutes les Françaises et les Français qui sont en situation de travailler à le faire. (…) On ne peut pas accepter d’avoir un taux de chômage encore aussi élevé avec autant d’emplois non pourvus qui peuvent parfaitement être occupés par des bénéficiaires d’allocations chômage. “

JeanMarcMorandini.com


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La question de l’histoire de l’immigration en France est sous-tendue par des enjeux idéologiques et politiques forts. Ce n’est pas un hasard si cette histoire de l’immigration a émergé ces dernières décennies. Selon les tenants d’une certaine politique migratoire, la France aurait toujours été une terre d’immigration, de brassages, de métissages multiples. Une telle idée ne résiste pas à l’étude. L’étude de la population française à travers l’histoire révèle, a contrario, que de l’an mil (au moins) jusqu’aux débuts de la IIIe République, soit pendant plus de huit siècles, la population française ne changea pas fondamentalement. La France ne fut jamais une vaste terre d’accueil. L’immigration du XXe siècle, et plus particulièrement celle des quarante dernières années ne constitue donc pas une continuité mais une rupture dans l’Histoire de France.

Philisto.fr


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