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Une étude d’ampleur menée par le consultant Hakim El Karoui, qui défend l’intégration par la «communauté» plutôt que l’assimilation, tarde à être publiée par le puissant think tank, désormais dirigé par une proche de Vincent Bolloré. Elle pourrait être recalée.

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Rejetant la possibilité d’une «assimilation heureuse» pour promouvoir la voie de «l’intégration», Hakim El Karoui déplore dans cette étude d’ampleur la trop grande «concentration résidentielle et scolaire» des populations immigrées et propose plusieurs pistes pour y remédier : limiter leur taux à 50% dans les quartiers prioritaires, les répartir dans les régions, plafonner le logement social à 40% dans les communes, fermer les établissements réseau d’éducation prioritaire (REP) et REP+ et redistribuer les élèves dans d’autres collèges et lycées, etc. Rien de très révolutionnaire, donc.

Le document souligne aussi la nécessité, pour l’intégration des immigrés, d’un «encadrement, familial, communautaire ou institutionnel». L’auteur estime que «la communauté est une ressource pour les immigrés et leurs enfants», un «filet de sécurit黫Le processus d’intégration est le plus souvent pensé en France comme un processus dont l’objectif est la rupture totale avec la culture et la communauté d’origine pour embrasser les us et coutumes de la société française. Or, l’étude objective du phénomène montre paradoxalement que ce sont ceux qui préservent la communauté d’origine qui vivent le processus d’intégration le moins heurté», écrit Hakim El Karoui, qui insiste sur un point : «Il ne faut pas confondre maintien de la communauté et communautarisme.»

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