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Deux cousins, un Marseillais de 20 ans et un mineur qui vit à Sainte-Sigolène, sont à l’origine de ce qui n’était au départ qu’une « embrouille ». Ce jour-là, ils circulent en scooter lorsque le fourgon de l’association les « frôle ». Les deux garçons se rendent au local associatif, visages dissimulés pour en découdre. Mais ils se sentent en infériorité lorsque deux hommes arrivent en voiture. Le plus jeune des deux cousins utilise Snapchat pour demander de l’aide à un copain. Le message est transféré de smartphone en smartphone aux jeunes de la commune et prend un tout autre écho sur ce réseau social, en évoquant la présence « des gars d’Aurec ».
En effet, quelques jours avant l’agression, des jeunes de la ville voisine seraient venus à la vogue pour « s’embrouiller avec les petits » de Sainte-Sigolène. Les « grands » d’Aurec, appelés en renfort, seraient arrivés armés de marteaux. Voyant la situation dégénérer, un forain avait tiré un coup de feu en l’air pour disperser tout le monde. « En partant, les gars d’Aurec ont cassé des voitures », assure l’un des prévenus au tribunal.
Toujours est-il que le 1er septembre 2021 à Sainte-Sigolène, quatre hommes d’âge mûr, dont la victime, se retrouvent entourés d’une quinzaine de jeunes, pour la plupart armés (cutter, couteau papillon, bâton, câbles électriques…). Certains visages sont cachés. Le directeur de l’association tente de discuter mais, alors qu’il enlève un bâton à l’un des jeunes, son geste déclenche la violence de « la meute ». L’homme tombe rapidement au sol. Il est la cible d’un déferlement de violence pendant 5 minutes. Quelques jours plus tard, il déclare dans son audition :

Ils tapaient dans ma tête comme dans un ballon de foot.

Ce n’est qu’en voyant « du sang » que l’un des majeurs, lui-même auteur des coups, a dit aux autres d’arrêter.
Au cours des débats au tribunal, deux des quatre prévenus reconnaissent avoir donné des coups. Le Marseillais refuse cette responsabilité, mais les autres l’ont vu « taper ». Pour le Ministère public, ces jeunes « sont dans la provocation et la violence. » Des peines de prison, allant de 6 à 12 mois ferme, ont été requises, en fonction des antécédents et de l’attitude à l’audience de chacun. Le jugement a été mis en délibéré au mardi 10 janvier.

L’Eveil


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