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22/11/22


21/11/22

La Commission européenne a présenté lundi un plan d’action en 20 points destiné à faire face à l’augmentation des arrivées de migrants à travers la Méditerranée. Plus de 90.000 migrants sont arrivés dans l’Union européenne cette année en traversant la mer depuis les côtes des pays de l’Afrique du Nord vers l’Italie ou Malte, soit une augmentation de 50% par rapport à 2021.

Plus de 90.000 migrants sont arrivés dans l’Union européenne cette année en traversant la mer depuis les côtes des pays de l’Afrique du Nord vers l’Italie ou Malte, soit une augmentation de 50% par rapport à 2021. Le plan de Bruxelles vise à renforcer la coopération avec les pays tiers, y compris des mesures destinées à empêcher les départs d’Afrique du Nord, a précisé la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, lors d’une conférence de presse.

Selon l’exécutif européen, la plupart des migrants quittent les côtes de la Libye et de la Tunisie, principalement en provenance d’Égypte, de Tunisie et du Bangladesh. L’UE prévoit de dépenser 580 millions d’euros entre 2021 et 2023 pour soutenir les pays d’Afrique du Nord et contribuer à stimuler la croissance économique et l’emploi dans la région.

Les tensions sont montées d’un cran au début du mois entre la France et l’Italie après le refus de Rome d’accueillir le navire humanitaire “Ocean Viking”, qui a finalement accosté au port militaire de Toulon (Var) avec 234 migrants à son bord.

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, a qualifié la proposition de “bon départ”, saluant l’accent mis sur une coopération accrue avec les pays d’origine et de transit et une meilleure coordination des activités de sauvetage en mer.

Ylva Johansson a déclaré que Bruxelles devait renforcer la coordination des activités de recherche et de sauvetage, notamment entre les États côtiers et les États du pavillon -ceux qui ont immatriculé les navires-, tout en soulignant que l’assistance aux personnes en détresse en mer est une obligation légale.

Elle a également souligné l’accord européen conclu en juin dernier sur un système de relocalisation volontaire des migrants et les contributions financières des pays du bloc qui ne sont pas en première ligne pour gérer les arrivées irrégulières sur le territoire de l’UE.

En juin, dans le cadre d’une démarche volontaire, une douzaine de pays européens (dont la France et l’Allemagne) s’étaient engagés à accueillir sur un an 8 000 demandeurs d’asile arrivés dans des pays méditerranéens, mais seules 117 relocalisations ont eu lieu jusqu’à présent. « Nous devons accélérer la cadence », a déclaré la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, en présentant son plan ce lundi.

msn ; le quotidien


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