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Faux policiers, faux plombiers, faux livreurs… En 2021, la préfecture de police de Paris a recensé un millier de personnes victimes de vol par ruse à domicile. Sur ce millier de victimes, plus de la moitié était âgée de 70 ans et plus. En 2022, 358 victimes ont été identifiées au cours des six premiers mois pour ces mêmes infractions. Là encore, la moitié des personnes a plus de 70 ans. «Les auteurs, quant à eux, sont des hommes âgés de 30 à 60 ans », dépeint Didier Scalini, le commissaire central de l’arrondissement.

Le XIIIe arrondissement de Paris, particulièrement impacté par ce fléau des vols par ruse, donne une idée des différents procédés contre lesquels la préfecture de police s’est promis d’accentuer encore les efforts. Les équipes du commissaire divisionnaire ont identifié « trois modes opératoires ».

Le premier, baptisé « l’employé parfait », donne une idée à son seul nom de la malice dont peuvent user les malfaiteurs. Le cadre est simple : « Un homme suit sa victime à la sortie d’un magasin d’alimentation, lui demande de réintroduire sa carte dans un terminal de paiement électronique (TPE) au motif que la première opération n’a pas fonctionné. Il s’empare de son code et utilise ensuite sa carte », décrit Didier Scalini.

Vient ensuite une succession de ruses variées. Ainsi les officiers de police ont dû traquer ces vingt derniers mois le « phénomène de la taxe Covid ». À la livraison d’un colis, le prétendu livreur exige le règlement d’une taxe spécifique, uniquement par carte bleue, pour obtenir le code de sa victime.

Moins récente, la traditionnelle technique du plombier, fréquente dans le XIIIe arrondissement, reste monnaie courante. « Il s’introduit rapidement au domicile en prétextant une fuite d’eau et s’adonne alors au vol de cartes et autres objets », alerte Didier Scalini. Preuve que les appels à la prévention peuvent encore s’avérer utiles au sein de la population parisienne.

Le Parisien


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