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DÉCRYPTAGE – La Turquie aurait repris le chantage aux migrants, les violations de l’espace aérien et s’apprêterait à envoyer des navires dans les eaux grecques.

Depuis plusieurs semaines, les gardes-frontières grecs sont en état d’alerte. Ils multiplient les rondes, renforcent leurs patrouilles et s’équipent en matériel, face à la multiplication de tentatives de passage d’exilés depuis la Turquie voisine. Il y a dix jours, 750 personnes ont été empêchées de terminer leur traversée et de se rendre en Europe via la Grèce. Un «record», selon les gardes-côtes grecs qui affirment avoir bloqué l’entrée sur le territoire européen de plus de 40.000 personnes depuis le début de l’année. À en croire les chiffres officiels, plus de 3000 demandeurs d’asile sont arrivés dans le pays depuis le mois de janvier, dont environ 1000 au mois d’avril. Des chiffres en nette hausse après une période de confinement prolongée, freinant l’accès à la Grèce.

L’arrivée des beaux jours favorise toujours les flux migratoires, mais les autorités helléniques ne le voient pas de cet œil-là: elles estiment que la Turquie se sert des migrants comme d’un cheval de Troie (…)

Le Figaro


Dans une série de messages publiés sur Twitter en grec, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a directement menacé les Grecs de ne pas aller trop loin dans leur prise de position en mer Égée, sinon « ils le regretteront ».

Le gouvernement grec a appelé à l’unité nationale face à un voisin « imprévisible », tandis que l’ancien Premier ministre du pays Alexis Tsipras a répondu à M. Erdoğan en turc.

Pendant ce temps, le chancelier allemand Olaf Scholz se rend aujourd’hui à Thessalonique pour participer au processus de coopération en Europe du Sud-Est (SEECP), mais les efforts de médiation de Berlin risquent d’avoir peu de chances d’aboutir.

Au milieu d’une nouvelle escalade dans les relations entre la Grèce et la Turquie après le discours du Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis devant le Congrès américain le mois dernier, M. Erdoğan a directement menacé les Grecs sur Twitter dans leur propre langue.

« Nous avertissons une fois de plus la Grèce d’être prudente, de rester loin des rêves, de la rhétorique et des actions qui la conduiront à des résultats qu’elle regrettera, comme cela s’est produit il y a un siècle », a écrit le président turc sur Twitter.

En invoquant les traités internationaux, Ankara fait pression pour la démilitarisation des îles grecques voisines de la Turquie, affirmant que la présence de l’armée grecque est une menace pour la sécurité de son pays.

D’autre part, les Grecs affirment qu’ils y maintiennent des forces militaires, car, de l’autre côté de la mer Égée, la Turquie dispose de l’« armée de la mer Égée » basée à İzmir.

(…) Athènes a réagi par l’intermédiaire du porte-parole du gouvernement, Yiannis Oikonomou, qui a déclaré : « Il est connu que le grec est la langue de la logique, de la liberté et du droit. Ses locuteurs natifs et le monde occidental le savent très bien. Les tactiques choisies par la Turquie ne correspondent à aucune de ces interprétations ».

M. Mitsotakis a appelé à l’unité nationale face à un voisin « imprévisible », ajoutant que « plus il est isolé, plus il se met en colère ».

Euractiv.fr


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