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24/04/2018

La rumeur finit de se dégonfler. Elle courait depuis l’évacuation de Tolbiac: un étudiant aurait chuté et serait tombé dans le coma. Malgré les démentis (de la préfecture, des hôpitaux) ce week-end, l’affirmation a continué à circuler, se nourrissant même des démentis officiels pour instiller le soupçon d’un mensonge d’Etat… 

Le Média diffuse le témoignage d’une jeune fille, Leïla, qui raconte avoir vu du sang lui sortir par les oreilles; et Marianne reprend le récit d’une reponsable de l’Unef affirmant qu’un étudiant est dans le coma, avant de se corriger pour écrire «gravement blessé», puis de finalement reprendre le démenti de la préfecture.

Car au fur et à mesure de la journée, la préfecture dément à deux reprises qu’un étudiant ait été gravement blessé. L’université dit se fier au communiqué de la préfecture et affirme que ses équipes de sécurité n’ont vu aucune scène de ce genre. Le ministère de l’Intérieur confirme le démenti, mais la rumeur continue de persister. Vendredi soir, en assemblée générale sur le site de Censier à Paris-III, des étudiants affirment que la victime serait un migrant, ce qui expliquerait notamment qu’aucun proche ne se soit manifesté…

Contacté par Libération, mardi soir, Reporterre a affirmé avoir fini son enquête. Et en conclut donc que les témoignages cités dans leurs précédents articles n’étaient pas fiables. Les journalistes «n’arrivent pas à remettre la main» sur les témoins…

Libération


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