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«Comme beaucoup de républicains de tous bords, je voterai pour Emmanuel Macron dès le 10 avril», a écrit dans une tribune publiée sur ses comptes l’ancien chef du gouvernement de François Hollande (2014-2016), qui avait déjà voté pour l’actuel président au premier tour en 2017.

Ce nouveau soutien, «de responsabilité et d’exigence», est annoncé juste après celui d’un autre Premier ministre, de droite celui-ci, Jean-Pierre Raffarin et alors que le président de la République, qui s’exprimera à 20h00 sur la guerre en Ukraine, a jusqu’à la fin de la semaine pour se déclarer. «Jamais la France n’aura eu à affronter d’aussi grands défis mettant en cause, à l’intérieur, son indivisibilité et, à l’extérieur, sa place singulière dans l’Europe et dans le monde. Face aux risques à l’horizon, faisons bloc derrière le seul choix possible», argumente Manuel Valls dans cette tribune.

Il avance aussi des «raisons politiques», estimant que «cette campagne jette une lumière criante sur les faillites des deux familles politiques qui ont longtemps structuré notre vie démocratique». «Enfermées dans une opposition systématique, avides de revanche, gauche et droite, déboussolées par le dégagisme et l’implosion du système en 2017, n’ont pas su se renouveler», critique celui qui avait été député de la majorité pendant plus d’un an en 2017 avant de tenter sa chance aux municipales à Barcelone. Il dit avoir du «respect et de l’estime pour Anne Hidalgo et Valérie Pécresse», «toutes deux profondément républicaines», mais «hélas otages des errements de leur camp».

«Si, comme je le souhaite, le Président de la République est réélu, il devra donner un sens nouveau à son second mandat pour enfin réduire les fractures françaises et réconcilier le peuple avec la politique», avertit toutefois Manuel Valls. «Il faudra une majorité aux racines, idéologiques comme locales, plus profondes afin de ne plus laisser le Président seul face au peuple», estime-t-il, ajoutant qu’«un pôle républicain puissant devra émerger dans ce qui devra être une véritable recomposition afin de stabiliser notre système politique».

Le Figaro

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