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Depuis qu’elle a été désignée candidate, vous êtes absent de la campagne de Valérie Pécresse. Vous la soutenez encore ?

ÉRIC WOERTH. La réalité est que j’ai décidé de soutenir Emmanuel Macron. Je pense qu’il est le mieux à même de défendre l’intérêt de la France et des Français. C’est le fruit d’une longue réflexion. Je ne suis pas transgressif par nature, je comprends que cela puisse susciter de la surprise. Mais je pense profondément qu’un second mandat d’Emmanuel Macron serait une chance pour la France, comme ça aurait été le cas pour Nicolas Sarkozy. Face à de considérables défis, la France a besoin d’un président expérimenté. Quoi qu’on en dise, il a montré qu’il savait gérer les crises les plus graves. Nous avons besoin de réformes et de stabilité. On ne peut pas avoir un président débutant tous les cinq ans !

Mais qu’est-ce que vous reprochez à la campagne de Valérie Pécresse ?

J’ai du respect et de l’amitié pour Valérie Pécresse. Ce n’est pas une question personnelle, mais je n’adhère pas au discours de LR, qui décrit une France qui n’est pas tout à fait la mienne, une France nostalgique, recroquevillée sur elle-même. Notre pays est plus fort qu’on ne le croit. Je crois en un modèle de progrès, français et européen. Je m’intéresse plus à la France de mes enfants qu’à celle de mon enfance. La mission d’un président est de rendre les Français collectivement plus heureux. On ne peut pas, par ailleurs, n’être obnubilé que par l’islamisme radical, même si c’est fondamental.

[…]

Emmanuel Macron n’a-t-il pas parfois attisé les fractures françaises ?

Oui, je l’ai parfois dénoncé. Mais il n’avait pas non plus toujours tort. Ce qu’il dit sur les vaccinés et les non-vaccinés, je le partage. […]

Le Parisien


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