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À Brest, depuis une opération de police dans le quartier de Pontanézen, la semaine dernière, les échauffourées se multiplient et – scénario redouté – gagnent d’autres quartiers. Point commun : l’usage de « mortiers d’artifice » pour attaquer forces de l’ordre, pompiers et transports en commun.

Destiné à tirer des feux d’artifice vers le ciel, ce tube en carton, plastique, fibre de verre ou métal, long de 40 à 60 cm, projette une « bombe » d’artifice dont il suffit d’allumer la mèche. Les fauteurs de troubles lui préfèrent désormais les « chandelles romaines », capables de tirer avec une seule mèche, de trois à dix « bombes » d’affilée. (…) « La trajectoire, en parabole, est très aléatoire », assure Bernard Deom, président du Syndicat de la pyrotechnie de spectacle et de divertissement (SPSD). « On ne peut pas vraiment viser quelqu’un. Mais un groupe, oui ».

Les tirs de feux d’artifice sauvages, d’abord à l’occasion du Nouvel an et du 14-Juillet, se sont répandus comme une traînée de poudre. Toute occasion est bonne désormais : fête religieuse, match de foot, anniversaire, mariage, week-end, vacances, jour férié… (…)

 « Des attaques au mortier d’artifice, comme à Brest, il y en a tous les jours en France », soutient Stanislas Gaudon, délégué général du syndicat de police Alliance. Une affirmation impossible à vérifier : le ministère de l’Intérieur ne disposerait d’aucune donnée statistique sur ce phénomène, pourtant devenu un fléau pour ses troupes. Aucun chiffre non plus sur le nombre de membres des forces de l’ordre blessés avec cette arme « anti-flics ».

Le télégramme


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