Fdesouche

Se sentant “sous pression migratoire”, trois voisins de la Biélorussie, la Lituanie, la Lettonie et la Pologne, veulent que l’UE finance la sécurisation de leurs frontières. Mais la commissaire européenne aux Affaires intérieures s’oppose à cela, mettant en avant le droit d’asile.

Face à la crise des migrants qui continue depuis l’été dernier à la frontière biélorusse, 16 pays de l’UE ont demandé à l’Union européenne de leur fournir un “soutien financier approprié” pour les mesures contre la migration non désirée, via une déclaration commune signée lors d’une conférence sur la protection des frontières tenue à Vilnius le 21 janvier. Celle-ci a été organisée par la Lituanie en association avec la Pologne, la Grèce et l’Autriche, en présence de 29 délégations européennes et de la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson.

Les “infrastructures physiques” destinées à la protection des frontières devraient également être financées par des fonds de l’UE, selon ces pays. “Les États membres situés aux frontières extérieures et les États membres sous pression migratoire devraient être soutenus par l’UE et les agences de l’UE”, a déclaré la ministre lituanienne de l’intérieur, Agne Bilotaite, citée par le magazine Spiegel.

Mme Bilotaite a évoqué 4.200 migrants arrivés sur le territoire lituanien via la Biélorussie en moins d’un an, et “plus de 8.000” refoulements à la frontière depuis août 2021, alors que Varsovie cite le nombre de 40.000 tentatives de franchissement, rappelle Le Monde. La Lituanie, la Lettonie et la Pologne ont ainsi sollicité des fonds européens pour financer les clôtures qu’ils construisent le long de leurs frontières avec la Biélorussie.

Mais Ylva Johansson s’est opposée à ce financement et a rappelé que les refoulements sont “clairement illégaux” car “les gens ont le droit de demander l’asile”.

“Si les États membres veulent construire des clôtures, ils peuvent le faire, mais la position de la Commission a longtemps été de ne pas financer de murs ou de barbelés”, a-t-elle déclaré.

(…) Sputnik.fr


Fdesouche sur les réseaux sociaux