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Lors de son interrogatoire sur les faits, l’accusé a assumé une interprétation intégrale et radicale de sa religion. Mohamed Abrini a affirmé comprendre les attentats, dans un discours à faire frémir calqué sur la propagande de l’État islamique.

[…] « La charia, c’est la loi divine. Et la loi divine sera toujours supérieure à la loi des hommes. Si j’étais un homme libre aujourd’hui, j’irais dans un pays où on applique la charia », assure cet ami intime de Salah Abdeslam, qui a participé au convoyage des membres du commando du 13 novembre vers Paris, mais n’a pas participé au massacre.

Quid du djihad armé ? l’interroge le président, Jean-Louis Périès. « Le djihad fait partie de l’Islam », assume sans broncher le jeune homme de 37 ans. « Je sais que certains en prennent la moitié et rejettent l’autre, mais moi, le Coran, je le prends en entier, poursuit-il. […]

« Ceux qui se sont fait exploser, c’était une réponse aux bombardements. À défaut d’un soldat tué sur place, on fait des attentats, c’était une réponse à la violence. »

« Cela justifie d’assassiner des gens qui boivent un verre en terrasse ou qui assistent à un concert ? » relance le président. « Les choses dégueulasses ne viennent pas que d’un seul côté. C’est la guerre », répète Mohamed Abrini, pas plus choqué que ça par les décapitations filmées de l’EI. « Les décapitations, ça se fait aussi en France. Vous avez coupé la tête de votre propre roi, argumente-t-il. Un mort, c’est un mort. » Dans la même veine, il justifie le viol des femmes yézidies qu’il assimile à… « un projet de natalité ». « Tout le monde l’a fait : Napoléon, Alexandre le Grand, Gengis Khan… », énumère-t-il.

[…]

Le Parisien


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