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20/12/21

La police judiciaire a démantelé un réseau de prostitution de mineures à Melun, en Seine-et-Marne, la semaine dernière. Quatre personnes ont été mises en examen pour proxénétisme aggravé et trois ont été placées en détention provisoire. Mais le plus surprenant dans cette histoire : le réseau a été découvert par hasard.

Des annonces de prostitution en ligne

En enquêtant sur des petits trafiquants de stupéfiants qui œuvraient dans les quartiers Nord de Melun, les policiers se sont rendus compte qu’en parallèle ils recrutaient de jeunes filles mineures, souvent en échec social, directement dans des foyers de l’aide sociale du département. Les gérants de ce réseau de proxénétisme mettaient en ligne des petites annonces sur des sites libertins pour proposer les services des victimes âgées de 15 à 16 ans. Ils louaient ensuite des appartements sur la plateforme Airbnb où avaient lieu les passes.

(…) Europe 1


17/12/21

Quatre hommes soupçonnés de prostituer au moins sept filles, la plupart âgées de 14 ans, ont été mis en examen jeudi 16 décembre au soir pour proxénétisme aggravé, ont indiqué vendredi à l’AFP une source proche du dossier et le parquet de Melun.

Les enquêteurs surveillaient depuis plusieurs mois un point de deal de cannabis des quartiers nord de Melun lorsqu’ils ont remarqué des allées et venues régulières et suspectes d’hommes, parfois pour une durée d’une demi-heure, ainsi que la présence de très jeunes filles, a relaté la source proche du dossier. Les adolescentes, nées entre 2005 et 2007, étaient «recrutées» dans des foyers de Melun et de Meaux et amenées à fuguer pour rejoindre l’appartement où elles étaient prostituées.

Connus pour des faits de trafic de stupéfiants ou de violences volontaires, les proxénètes présumés, interpellés lundi à Melun et aussi mis en examen pour trafic de stupéfiants sont âgés de 26 à 30 ans, a poursuivi la source proche du dossier. Ils postaient des annonces sur des sites et fixaient les rendez-vous. Chaque fille recevait entre cinq et dix hommes par jour.

(…) Le Figaro


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