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[…] La vérification de la parole politique, telle qu’exercée par les rubriques de fact-checking, n’est pas une mise en cause de cette dernière, elle est la marque du crédit qu’on voudrait lui porter. Elle tend à ce que les propositions politiques, les politiques publiques et le concours des arguments dans le débat reposent sur un socle de faits communs. Mais la vérification suppose que le discours soit audible, et lui-même situé dans le cadre commun, fixé notamment par la loi. Le discours de Zemmour, condamné pour provocation à la discrimination raciale (d’aucun·e·s ont été inéligibles pour cela) ne l’est pas. Il est raciste, islamophobe, misogyne. Il est révisionniste. Il est insupportable. C’est un discours de guerre civile et de partition de la France. Il insulte et menace des millions de citoyens français musulmans et juifs. Fact-checkerait-on Soral ? Non. Doit-on fact-checker Zemmour ? Toute parole ne se vaut pas.

Ces questions se posaient déjà avec le FN devenu RN. Libé, depuis des années, a d’ailleurs pris le parti de ne pas interviewer les responsables du RN, parti xénophobe, même caché sous un vernis républicain. Zemmour, lui, n’a ni vernis ni masque. […]

Libération

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