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Après le témoignage d’une étudiante accusant d’agression un enseignant, la direction de l’université Paris-VIII se voit mise en cause par des professeurs et des étudiants pour son attentisme. En pointe sur les études de genre, grâce à son unité de recherche spécifique unique en France, et donc sur les questions des discriminations et des violences liées au sexe, Paris-VIII sait-elle balayer devant sa propre porte ? Pour de nombreux étudiants et enseignants, l’université est encore loin du compte.

A l’occasion de la Journée de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, Fatima Zenati a installé un stand dans le hall de l’université Paris-VIII-Vincennes-Saint-Denis. La chargée de mission pour l’égalité femmes-hommes de l’établissement a disposé une urne, pour recueillir, au besoin, des témoignages écrits anonymes. « Une jeune fille s’est approchée de moi et n’a pas pu parler. Seules les larmes lui sont montées aux yeux, relate Mme Zenati. Une autre m’a dit qu’il n’y aurait pas assez d’une ramette de papier pour qu’elle puisse me dire tout ce qu’elle a subi comme sexisme “ordinaire”. » […]

Seule Hélène, 24 ans et tout juste diplômée de psychologie, a rendu public, le 13 octobre, des accusations d’agression sexuelle mettant en cause un professeur de psychologie. Après un rendez-vous fixé le 31 juillet pour évoquer les cours qu’elle devait donner à la rentrée, elle affirme avoir été contrainte de boire toute la soirée, jusqu’au « trou noir » où elle s’est retrouvée, à 3 h 30 du matin, dans les bras de son ancien professeur, à son domicile. Par l’intermédiaire de son avocate, l’enseignant incriminé « dément catégoriquement ces accusations ». […] L’enquête est en cours, selon l’étudiante, qui souligne en revanche qu’elle n’a aucune nouvelle de l’université lui signifiant qu’une enquête administrative était ouverte en interne. […]

Le Monde


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