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EXCLUSIF – Une mission sénatoriale alarme sur la violence et la crise qui frappent ce département érigé en porte d’entrée béante des clandestins en France.

Le Figaro a décortiqué ce document qui contient notamment une révélation de taille : la loi Collomb de 2018 pour une «immigration maîtrisée» ne dissuade pas les illégaux d’aller faire naître des enfants sur ce territoire pour que ceux-ci obtiennent la nationalité française et, plus tard, par ricochet, leurs parents. Cette réforme était pourtant l’une des clés censées faire sortir ce lointain département du piège migratoire dans lequel il se trouve enfermé, au point d’être devenu l’une des principales portes de l’immigration illégale en France. Mayotte serait-elle le miroir de ce qui menace dans certains quartiers de Métropole ?

Rien n’arrête l’immigration clandestine

Le PIB par habitant à Mayotte (9855 euros) demeure 8,5 fois supérieur à celui des Comores voisines (1142 euros). Selon les sénateurs, la préfecture de Mayotte reconnaît qu’une «nette hausse des arrivées est constatée à Mayotte depuis août 2020». Les traversées en «kwassas» (ces barques de pêche traditionnelles employées par les passeurs) ont augmenté de 30%. Il a été procédé de janvier à août 2021 à 16.027 éloignements (soit une moyenne de 2.000 expulsions par mois, contre 2.300 environ en 2019, année hors Covid).

En clair : les éloignements ont baissé, alors que l’immigration illégale augmente, mais l’activité des services chargés de l’éloignement ne s’est pas effondrée comme cela a été le cas en Métropole, du fait de la crise sanitaire.

Un habitant sur deux est étranger

Selon l’Insee, l’île compterait désormais 48% d’étrangers, soit 123.000 personnes, sur un total officiel de 256.000 habitants. Parmi ces étrangers, environ 60.000, soit la moitié, seraient des illégaux. Les sénateurs insistent sur la difficulté à recenser les individus à Mayotte et considèrent donc ces valeurs comme des minima. Le nombre de mineurs nés à Mayotte de parents étrangers, s’établirait, quant à lui, à environ 40.000. La mission évoque aussi 4500 mineurs non accompagnés que les structures peinent à prendre en charge, vu le coût social d’un tel contingent. Selon les sénateurs, les femmes étrangères, principalement des Comoriennes, sont à l’origine de «trois quarts» des naissances dans l’île. Avec un taux de fécondité de «6 enfants par femme en 2017 contre 3,5 pour les femmes natives de Mayotte».

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Le Figaro


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