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Le procès des attentats du 13-novembre 2015 à Paris commence ce mercredi 8 septembre. Vingt accusés vont être jugés pendant au moins huit mois. L’un des auteurs de l’attentat du Bataclan était un Alsacien. Foued Mohamed Aggad avait grandi à Wissembourg.

Ce 13 novembre 2015 au soir, trois commandos terroristes faisaient un carnage sur des terrasses de restaurant, aux abords du Stade de France et au Bataclan. Avec un terrible bilan : 130 morts et plus de 400 blessés.

Parmi les terroristes du commando qui a attaqué le Bataclan, il y a Foued Mohamed Aggad. Un jeune Alsacien de 23 ans. Il était parti en Syrie mi-décembre 2013 avant de revenir et de se faire exploser au premier étage du Bataclan face à l’assaut de la BRI, alors qu’il retenait en otage plusieurs spectateurs.

Foued Mohamed-Aggad était originaire de Steinseltz et de Wissembourg, dans le nord du Bas-Rhin. Steinseltz, un petit village de 600 âmes. Un décor de carte postale alsacienne avec ses vignes, ses collines et ses maisons à colombages. Sur place, six ans après les faits, il y a comme encore une sorte de sidération.

(…) Un agacement partagé à la Meinau, à Strasbourg. Car en décembre 2013, c’est avec neuf autres jeunes de Strasbourg que Foued Mohamed-Aggad quitte la France pour la Syrie. Plusieurs de ces jeunes candidats au jihad étaient originaires du quartier de la Meinau, mais pas que. Certains habitaient Schiltigheim (au nord de Strasbourg), d’autres Illkirch. L’expression “filière de la Meinau” est restée, notamment dans les médias.

Ce sont des jeunes que l’on connaissait, mais pas tous. Ils ne venaient pas tous de la Meinau comme cela a été souvent dit. C’est important de le dire car cela a beaucoup stigmatisé le quartier” explique Hamed Ouanoufi. “Moi j’ai été profondément meurtri, parce que sont des gamins que j’adorais, que je porte encore dans mon cœur, qui sont tombés sous la coupe d’un adulte, un adulte qui s’est servi d’eux. Ce sont des gens mal intentionnés qui se servent de gamins pour leurs idéaux, c’est monstrueux. Mais ça les gens ne veulent pas l’entendre, que ce sont des victimes. Car quand on voit les conséquences de leurs actes, il y a de quoi être en colère, je le comprends aussi très bien. Mais il faut comprendre les processus, pour éviter que cela se reproduise” dit l’éducateur. 

(…) France Bleu

Merci à Marie Ange


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