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Valérie Pécresse, candidate à la présidentielle, joue à plein la carte féminine. Si elle s’est lancée, “c’est pour gagner”. Elle affirme avoir un projet de rupture : sécurité, immigration, intégration, mais aussi éducation, politique familiale, écologie. Des promesses souvent entendues à droite, rarement suivies d’effets. Elle s’emballe : “Mais c’est pour ça que je me présente! Moi je fais! Et je n’en peux plus des beaux discours.” Son modèle? “Angela Merkel“, l’indéboulonnable chancelière allemande, évidemment.

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En se déclarant candidate à la présidentielle jeudi, elle a levé tout malentendu : si elle se présente, “c’est pour gagner“. Ira-t-elle jusqu’au bout? “Je n’y vais pas pour faire un tour de piste, dit-elle. Je veux être la première femme présidente de la République.” Cette carte féminine, au sein d’une droite très virile, elle entend visiblement la jouer à fond pour les neuf mois qui la séparent de la présidentielle. “Le temps d’une grossesse”, fait-elle remarquer à qui veut l’entendre. […]

À l’image d’un François Fillon qui s’était autoproclamé “candidat des idées” lors de la primaire de 2016, celle qui veut être la “dame du faire” mise sur son programme pour l’emporter. “C’est Nicolas Sarkozy qui me l’a appris : une élection se gagne sur les idées“, dit-elle. Alors elle déroule son “projet de rupture” à un débit de mitraillette : sécurité, immigration, intégration, mais aussi éducation, politique familiale, écologie. Pour son premier déplacement, elle veut dénoncer “l’enfer bureaucratique”. Car cette “femme d’ordre” est aussi une libérale.

Elle veut “dénormer, décentraliser, faire confiance aux entreprises, à la société civile“. “Quand l’État fait tout, ça s’appelle le communisme“, martèle-t-elle. Il s’agit donc de “remettre tout à plat et de faire table rase d’un système qui ne marche plus”. “Laissez-moi diriger le pays, je vous en ferai des économies!“, lance-t-elle.  […]

Le JDD


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