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Le pays d’Asie centrale travaille avec les organisations internationales pour se préparer à un afflux de réfugiés afghans, a déclaré lors d’un point de presse le numéro deux du comité tadjik chargé des situations d’urgence Emomali Ibrokhimzoda. Il est “actuellement possible de recevoir et d’installer environ 100.000 réfugiés d’Afghanistan” sur des terrains d’entraînement militaire au Tadjkistan, a-t-il indiqué.

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Le Tadjikistan partage avec l’Afghanistan une frontière de 1300 kilomètres. Les talibans ont pris le contrôle en juin du principal poste-frontière. Le Tadjikistan a déjà fourni un abri provisoire à plus de 1000 soldats des forces gouvernementales afghanes obligés de battre en retraite sous l’assaut des talibans.

Jeudi, il a testé l’aptitude au combat de ses soldats au cours du plus important exercice de ce type jamais organisé dans le pays. Des chars russes sont arrivés sur des terrains d’entraînement près de la frontière avec l’Afghanistan en prévision d’exercices conjoints prévus début août. Les chars russes ont été déployés à partir d’une base russe située au Tadjikistan. L’Ouzbékistan participera également à ces exercices conjoints qui commenceront le 5 août.

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RTBF


Alors que les Etats-Unis achèveront leur retrait définitif du pays d’ici au 31 août, la Russie craint que la progression des talibans ne déstabilise les frontières de ses ex-républiques socialistes.

Un millier de véhicules militaires, des canons, des avions et 230 000 soldats… Jeudi, le Tadjikistan a réalisé le plus important exercice militaire de son histoire. En cause, la situation de l’Afghanistan voisin, «extrêmement incertaine», selon le président Tadjik Emomali Rakhmon. Ce pays pauvre d’Asie centrale d’un peu moins de 9 millions d’habitants n’est pas le seul à se soucier des avancées des talibans, notamment dans le nord de l’Afghanistan. La Russie, qui dispose au Tadjikistan de sa plus importante base militaire hors de son sol, participera début août à des exercices militaires conjoints avec l’Ouzbékistan.

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Libération

« La Russie voit l’Asie Centrale comme une zone tampon entre son propre territoire et un Afghanistan instable, son problème numéro 1 est de ne pas laisser des mouvements extrémistes ou terroristes passer de l’Afghanistan à l’Asie centrale puis, finalement, à la Russie » ajoute-t-il. Et notamment Daech ainsi qu’Al-Qaida, tous deux présents en Afghanistan.

Pour Moscou, les 1 300 kilomètres de frontière entre l’Afghanistan et le Tadjikistan représentent de fait, l’un des principaux maillons faibles. Montagneuse dans sa plus grande partie, difficile d’accès et peu défendue, elle est devenue depuis les années 1990 l’un des principaux points de passage de la « route du nord », une artère du trafic de drogue amenant l’opium et le haschich afghan jusqu’en Europe, en passant par la Russie.

La porosité de la frontière a aussi permis à plus d’un millier de soldats afghans acculés par les assauts talibans de fuir vers le Tadjikistan, entre le 4 et le 5 juillet. Face au spectre d’une émigration de masse et d’un chaos synonyme de résurgence de groupes terroristes, le Tadjikistan a pris peur et mobilisé le 5 juillet 20 000 réservistes destinés à sécuriser la frontière. En appelant à l’aide Moscou, au passage, qui compte déjà sur le sol tadjik près de 7 000 soldats concentrés sur l’une des rares bases que le pays possède à l’étranger.

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La Croix


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