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Il est 19 heures. Comme chaque soir depuis l’expulsion des squatteurs de la 4 bis rue de la Révolution à Limoges, les militants du collectif Chabatz d’Entrar sont réunis. Ils s’organisent pour héberger une quarantaine de personnes qui se retrouvent à la rue. La plupart de ces réfugiés ont reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et/ou une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF).

Ils ont 30 jours pour partir, sans quoi les autorités pourront les assigner à résidence ou les placer en centre de rétention à Bordeaux ou Toulouse. Ils effectuent en ce moment des démarches pour obtenir l’aide juridictionnelle qui leur permettra de payer un avocat pour contester les OQTF et IRTF.

Maître Blandine Marty, avocate au barreau de Limoges,  se dit très déçue par cette situation. Seuls 20 adultes et 16 enfants ont été régularisés parmi les 100 réfugiés du squat.

On pensait qu’il y aurait plus de régularisations. La préfecture n’a proposé que très peu de solutions de relogement pour les gens qui n’ont pas été régularisés durablement. Il y a eu un chantage fait sur l’aide au retour. On demandait la régularisation de tous les habitants du squat.

Nolwenn a 21 ans. Elle est sans emploi. Il y a quelques jours, elle n’a pas hésité à accueillir 5 personnes qu’elle ne connaissait pas à son domicile. Elle leur a même donné un double des clés de sa maison. Son ami est venu dormir chez elle, ce qui l’a beaucoup sécurisée : « Ca me tenait à cœur. Je trouve que l’expulsion du squat est indécente et inadmissible. Tout s’est fait dans l’urgence. C’est le minimum que l’on puisse faire. »   […]

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