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Les habitants de Leros sont en colère contre l’un des cinq nouveaux centres de premier accueil en construction dans les îles de la mer Égée, destinés à fixer les migrants sur place.

«C’est la première chose que l’on voit lorsqu’on pénètre dans le port. Ce camp, dont la construction a démarré en février, défigure notre littoral», peste l’habitant de l’île montagneuse de 8000 habitants où se dessinent les communes aux maisons blanches. L’édifice qui s’étale sur 63’000 mètres carrés est l’un des cinq nouveaux centres de premier accueil (RIC, «Reception and identification centers») pour migrants, actuellement en construction sur les îles égéennes à proximité de la Turquie. L’Union européenne a investi 276 millions d’euros pour remplacer les anciens camps, érigés en 2016 sur les îles de Kos, Samos, Lesbos, Chios et Leros et qui comptent aujourd’hui 9000 demandeurs d’asile.

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«Les autorités nous disent que c’est temporaire. Nous n’y croyons pas. De plus, ce nouveau camp détruit la nature et affectera notre tourisme.»

Michael Kolias, maire de Leros

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Tribune de Genève


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