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SOUVENEZ-VOUS – Le 13 juin 2016, un commandant de police et sa compagne secrétaire administrative dans la police, ont été tués à l’arme blanche, à Magnanville dans les Yvelines, lors d’une attaque revendiquée par Daesh.

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Lundi 13 juin 2016. Peu après 20 heures, Larossi Abballa, un homme de 25 ans se revendiquant de Daesh, poignarde à deux reprises un policier en civil, Jean-Baptiste Salvaing, devant chez lui, à Magnanville dans les Yvelines, au moment où il pénètre dans son jardin. Le policier parvient à prendre la fuite, et a le temps d’alerter le voisinage du danger, mais son meurtrier le poursuit et lui donne d’autres coups. Après avoir essuyé neuf coups de couteau dans l’abdomen, il succombe à ses blessures dans la rue.

L’assaillant s’engouffre dans la maison où il se retranche et annonce à l’arrivée des pompiers qu’il a pris en otage la compagne du policier, Jessica Schneider, également fonctionnaire de police, ainsi que son fils de trois ans.

Le quartier est rapidement évacué par la BAC. Lorsque le RAID et la BRI arrivent sur les lieux, les négociations avec le terroriste commencent. Mais ce dernier menace « de tout faire sauter si les policiers investissent les lieux ». Finalement, l’assaut est donné. Le terroriste est abattu vers 0 h 15, et les forces de l’ordre retrouvent le corps de la mère avec la gorge tranchée ainsi que l’enfant, choqué et dans un état de sidération mais sain et sauf.

Sud Ouest


L’assassinat d’un policier et de sa compagne dans leur pavillon le 13 juin 2016 fut un choc national, ressenti dans le monde entier. Cinq ans après les faits, l’image de la commune de Magnanville reste attachée à l’attentat.

(…) Le temps n’a rien effacé. Cinq ans plus tard, le tragique épisode colle à cette petite ville de 6 100 habitants, située à l’ouest d’un département des Yvelines durement frappé par la mort de Samuel Paty en octobre 2020 et de Stéphanie M. en avril dernier à Rambouillet. Chaque attentat, chaque « loup solitaire » qui hurle quelque part en France, résonne aux oreilles du maire et des habitants. Pas un article dans les médias, pas un commentateur qui omet de rappeler « Magnanville ».

Des tags malheureux encore aujourd’hui

(…) Parfois, les stigmates se rouvrent un peu plus brutalement encore. Comme lors de la manifestation du 1er mai à Paris, où des « Magnanville partout » ont été inscrits sur des devantures de magasins par des activistes hostiles à la police qui appelaient à « tuer du flic ».

Quelques jours plus tard, des tags similaires étaient découverts dans une cage d’escalier de la cité de la Noé, à Chanteloup-les-Vignes. « Quand on découvre ce genre de saloperies, on se dit que Magnanville est presque devenue un concept de la terreur, souffle un autre policier. Un mot suffit désormais à résumer ce qu’on peut infliger aux flics. »

Comment le tueur a-t-il identifié ses victimes ?

Autre question : comment Larossi Aballa a-t-il obtenu l’adresse de ce couple très discret ? La piste d’une fuite d’informations au sein de la police a un temps été étudiée avant d’être mise de côté. Les enquêteurs n’excluent pas que Jean-Baptiste Salvaing ait été pris pour cible par hasard et suivi depuis sa sortie du commissariat jusqu’à son domicile par le terroriste aidé de quelques proches.

Le Parisien



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