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Saint-Étienne : 3 Arméniens écroués après le meurtre à coups de couteau de Yusufa, un Gambien (MàJ)

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04/06/21

Depuis une semaine, le meurtre de Yusufa, d’origine gambienne, poignardé mercredi 26 mai, cristallise les tensions communautaires dans le quartier de la Métare à Saint-Etienne.

Dans la soirée du mardi 1er juin, une rixe à l’allure de représailles avait éclaté entre membres des communautés africaine et tchétchène, rue Colette tout près de l’endroit où le père de 26 ans s’était effondré. A la suite de cette bagarre, six individus avaient été placés en garde à vue avant d’être relâchés, ce jeudi.

Trois individus vont écoper « d’une composition pénale pour port d’arme non autorisée », a fait savoir le Parquet de Saint-Etienne. Sur deux d’entre eux, « un couteau et un tournevis ont été retrouvés », tandis que le troisième avait « un pistolet d’alarme dans son véhicule ».

Le drame de la rue Colette provoque une vague d’émotion et d’indignation attisée par les images choquantes des derniers instants de Yusufa qui circulent sur les réseaux sociaux : “En l’état actuel du dossier, rien ne permet d’accréditer le caractère raciste du meurtre de la rue Colette”, rappelle le Parquet qui insiste sur la nécessité d’échapper aux “tentatives de récupération”.

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Le Progrès


01/06/21

Les esprits sont toujours à vif et les tensions palpables rue Colette dans le quartier de la Métare à Saint-Etienne, une semaine après le meurtre de Yusufa, aux pieds d’une barre d’immeuble, mercredi 26 mai. Dans cette même rue, une nouvelle rixe a opposé dans la soirée du 1er juin vers 20 h 30 des membres des communautés africaine et tchétchène

Sur place, des riverains évoquent un scénario de représailles : des individus de la communautés africaine « choqués par les vidéos » qui tournent sur les réseaux montrant les derniers instants de Yusufa seraient « venus d’autres quartiers pour en découdre ». « Ils étaient masqués et sont tombés sur un jeune Tchétchène qui passait par là. C’est alors que d’autres membres de la communauté seraient descendus pour le défendre », soutient un témoin.

Les services de police sont rapidement intervenus sur place et les pompiers ont pris en charge plusieurs blessés légers. Au total, six individus ont été placés en garde à vue. Pour rappel, trois suspects d’origine arménienne, dont un père et son fils ont été mis en examen, vendredi 28 mai, pour meurtre et coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Ils ont été placés en détention provisoire.

La rixe de mardi soir, une semaine après le meurtre de Yusufa, prouve le climat de tensions qui règne depuis dans le quartier : « Le jeune n’avait rien à voir avec ce qui est arrivé à Yusufa. En plus, ce sont des voisins d’origine tchétchène qui nous ont aidés pour la cagnotte destinée à sa femme et sa fille », déplore une proche de la victime qui craint d’autres débordements : « Ce matin, en ouvrant les volets, j’ai entendu : “Vous les Noirs, on va vous tuer.” »

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Le Progrès


29/05/21

Trois hommes de nationalité arménienne ont été écroués dans la nuit de vendredi à samedi, après le meurtre mercredi soir à Saint-Etienne d’un Gambien de 26 ans, a-t-on appris de sources policière et judiciaire. Les trois suspects, âgés de 28, 32 et 62 ans, dont un père et son fils, ont été mis en examen pour « meurtre avec armes, en réunion ».

Mercredi, vers 21h30, la victime, père d’une fillette de deux mois, avait croisé les suspects parmi un groupe d’une dizaine de personnes dans un quartier résidentiel de la ville. Son agression aurait démarré pour un « motif futile » durant laquelle le jeune père a reçu quatre coups de couteau dans le ventre, alors qu’il faisait face aux suspects devenus violents « apparemment sous l’effet de l’alcool », selon une source policière.

Le Parisien


Au pied de la barre d’immeuble au n° 7 B de la rue Colette à Saint-Etienne, les traces de l’agonie vécu par un homme d’origine africaine de 35 ans, touché par plusieurs coups de couteau, ce mercredi aux alentours de 21 h 30, sont toujours bien visibles : « Une scène glaçante. C’est de la sauvagerie. Et encore depuis, le sol a été nettoyé », témoigne un enquêteur sur les lieux du drame.

Dans la cage d’escalier, une jeune mère de famille a les yeux fixés vers les marches. Le regard hagard. Habitante au rez-de-chaussée, elle a tout vu : la victime « à la veste verte » poursuivie par une dizaine d’individus jusqu’en bas des escaliers. Un autre individu qui lui dit de fuir. Elle-même tente d’intervenir : « Je lui ai dit, ne reste pas là… Ils sont trop nombreux. » Mais c’est déjà trop tard, il avait déjà « du sang au niveau de son cou ». Puis, c’est l’acharnement : « Il n’avait qu’un bâton. Les autres avaient des armes. J’ai même vu un gros tournevis. »

La jeune femme combat sa peur, rejoint le hall de l’immeuble où elle appelle les secours : « Puis je suis sortie pour l’aider. Avec mon mari, on a essayé de presser ses plaies. Son tee-shirt était déchiré. Je lui parlais. Je lui disais de tenir bon. »

Traumatisée, la jeune mère de famille n’a pas réussi à dormir : « Dans ma tête, je continuais de voir son regard. Et tout ce sang… »

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Le Progrès


27/05/21

Ce décès fait suite à une rixe impliquant plusieurs personnes, après le couvre-feu, vers 21h30, sur la voie publique. Un homme est en garde à vue ce jeudi, retrouvé grâce au signalement de plusieurs témoins. Il avait des traces de sang sur son t-shirt lors de son interpellation. 

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France Bleu


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