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05/10/2015

Ce lundi s’ouvre un procès à la cour d’assises du Nord pour séquestration, violence, vol avec arme, excès de vitesse, défaut de maîtrise et délit de fuite. L’accusé, en détention depuis son arrestation en mars 2013, clame son innocence. Le procès prend fin mercredi.

L’histoire commence le 7 mars 2013, aux alentours de 21 h. Ce soir-là, un couple de Cantin vaque à ses occupations. L’enquête révèle que N’Diaga Dieye, 32 ans, originaire de l’Essonne, se serait introduit au domicile du couple. Le visage dissimulé, il se serait attaqué d’abord à Madame, l’aurait ligotée, puis se serait tourné vers Monsieur, après avoir trouvé son fusil et non sans abuser de violence. Le couple – respectivement 74 et 77 ans à l’époque des faits – se retrouve saucissonné avec des câbles électriques, recouvert d’un drap pendant que la maison est fouillée. Le voleur présumé la quitte avec une centaine d’euros et la voiture familiale, une Citroën C4. Le couple mettra quatre heures à se libérer et à donner l’alerte. « Encore aujourd’hui, ils sont tous les deux très stressés, très traumatisés, souligne leur avocate Me Stéphanie Galland. Madame a toujours un suivi psychologique. Les souvenirs restent vivants. »

Pendant que les victimes tentent de se défaire de leurs liens, l’homme, seul ou accompagné, prend la direction du péage de l’A1 à Fresnes-lès-Montauban, se faisant flasher au passage en bas du viaduc de Lambres-lez-Douai, en empruntant la rocade-sud de Douai. Mais il est victime d’un accident sur l’autoroute et abandonne la voiture sur place. Qu’a fait l’homme par la suite ?

[…]

La Voix du Nord

07/10/2015

N’Diaga Dieye a été reconnu coupable de séquestration et de vol avec arme d’un couple de personnes âgées de Cantin en mars 2013. Pour cela, il est condamné à une peine de huit ans d’emprisonnement. Il compte faire appel de la décision.

Dans sa plaidoirie pour les parties civiles, Me Galland l’admet. Ses clients « ne savent pas si Monsieur Dieye est leur agresseur » Depuis le début du procès, ils ont confirmé à de nombreuses reprises n’être pas en mesure d’identifier clairement l’auteur de leur malheur.

C’est donc sur le faisceau d’indices qui a conduit à l’interpellation de M. Dieye que l’avocat général s’est appuyé dans son réquisitoire. « Je ne suis pas venu pour avoir le scalp de M. Dieye. Mais je suis convaincu que c’est lui l’auteur des faits qui lui sont reprochés. Si j’avais un doute, je serais le premier à demander l’acquittement. » Il s’attelle avec méthode à démontrer les faiblesses dans la version de l’accusé.

[…]

Pour autant, le jury décide de suivre l’avis de l’avocat général et de déclarer N’Diaga Dieye coupable. Il est condamné à huit ans de prison puis à quatre ans de suivi sociojudiciaire durant lesquels il devra justifier de soins, et d’un emploi ou d’une formation. Pour les délits routiers qui lui sont reprochés, il écope de deux amendes de 150 euros chacune. Enfin, en réparation de leur préjudice moral, il devra verser 7.000 euros à chacune des deux victimes. Il compte utiliser son droit à faire appel.

La Voix du Nord

31/08/2011

Des fournisseurs de la victime ont été retrouvés. Mais pas de quoi prouver au procès qu’il s’agissait de l’héroïne mortelle.

Ce devait être une nuit de fête. Ce 31 décembre 2009 bascula dans le tragique avant l’heure des embrassades pour les quatre amis réunis dans une maison de Savenay. L’un des locataires s’était plaint de maux de ventre au moment du repas, quittant ses camarades pour aller s’allonger. Quinze minutes plus tard, ils l’avaient retrouvé inanimé, déjà mort. L’autopsie a conclu à un décès par asphyxie en lien avec la prise d’un produit toxique. L’héroïne qu’il consommait apparemment régulièrement et dont on a retrouvé deux grammes dans ses poches ? C’est probable, mais impossible à prouver formellement.

Il fallait tout de même déterminer la provenance de cette drogue qui a pu être mortelle. L’enquête des gendarmes a débouché hier par la comparution devant le tribunal correctionnel de sept hommes. La plupart toxicomanes, revendant pour leur consommation, ils avaient été interpellés quelques mois après l’overdose.

[…]

Il reste la condamnation pour le trafic. Les cinq premiers revendeurs ont été condamnés à des peines allant de trois ans dont dix-huit mois avec sursis à douze mois de sursis. Deux hommes, considérés comme les têtes de réseau, détenus depuis leur arrestation risquaient beaucoup plus gros. Il y a d’abord N’Diaga Dieye, 30 ans et dix-sept condamnations au casier, qui plaide l’erreur judiciaire avec son avocat parisien : « Je vends pas d’héro » dit-il au tribunal. S’il est passé aux aveux au bout de l’enquête, c’est pour « protéger sa famille ». Quant à Grégory Bézier, onze téléphones portables retrouvés lors de la perquisition, il doit sa présence aux écoutes téléphoniques qui ont mené à lui. Son avocate, Me Garcia-Dubrais, a plaidé « ses efforts énormes en détention. » Les deux hommes ont été condamnés à une peine de quatre ans de prison dont un avec sursis et un maintien en détention.

Ouest-France


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