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Face à l’équipe, la direction a souhaité « des ponts » avec CNews. Et invite ceux qui ne sont pas d’accord à partir.

Ça fait une paye que les salariés d’Europe 1 l’attendaient, ce moment. Des mois à ruminer, des mois que face à leurs questions la direction opposait un silence, heu, radio. Cette fois nous y sommes, ce mardi après-midi. À leur demande, les équipes sont conviées « à la présentation du projet de transformation d’Europe 1 à 15 h 00 depuis le studio Bellemare » (oui, « transformation » et « Bellemare » dans la même phrase, on ne rit pas, vous allez voir, ce n’est pas drôle). Sur l’écran défile la nouvelle campagne publicitaire d’Europe 1 censée illustrer le monde changeant que la station veut décrypter. Et avec ses slogans sursignifiants, elle a été plutôt mal vécue en interne : « Qui n’a pas encore fait son burn-out ? » Parfaitement bienvenu dans une boîte où ils se multiplient. « Peut-on encore commettre le crime parfait ? » Idoine quand un Vincent Bolloré vous rôde autour, décrivant des cercles concentriques. « C’était mieux avant, mais avant quoi ? » Eh bien, par exemple, avant qu’Arnaud Lagardère laisse son groupe partir à vau-l’eau. « Et vous, ça va ? » Déjà, ça n’allait pas terrible mais là, ça va encore moins bien pour les salariés d’Europe 1 depuis cette séance et la confirmation en toutes lettres par la direction de ce qu’ils craignaient depuis des mois : « Vous êtes déjà salariés de Vincent Bolloré dans les faits. »

Les Jours


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