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Christophe Fauquenoy, égorgé dans son hall d’immeuble à Villeneuve-d’Ascq. Aucun article n’a été publié dans la presse nationale sur le meurtre (MàJ)

22/04/2021

Cet après-midi-là, il est environ 15 heures quand Christophe Fauquenoy arrive chez lui. L’ouvrier en a plein les bottes. Toute la matinée, il a trimé sur un chantier de construction, et il ne rêve que de son canapé ! Christophe traverse le hall de son immeuble, appelle l’ascenseur. La cabine arrive. Mais au moment où il ouvre la porte, il recule d’un pas, littéralement asphyxié par un nuage de cannabis ! A l’intérieur, trois ou quatre jeunes le regardent d’un air narquois, un joint aux lèvres. Manifestement, les lascars considèrent que l’ascenseur leur appartient. Christophe n’insiste pas. Il se dirige vers l’escalier. Après tout, il n’a que trois étages à monter. Mais il en a gros sur le cœur, comme à chaque fois qu’il est obligé de céder ­devant les petites frappes qui font la loi dans la cité.

[…]

Rendre service aux autres, leur être agréable, apporter un rayon de soleil dans leur vie souvent difficile, c’est comme une vocation pour Christophe, un homme carré au visage bienveillant. Il y met autant de gentillesse que de discrétion. Tous les deux ou trois jours, il appelle ses parents, qui vivent à Saint-Amand-les-Eaux, à une quarantaine de kilomètres, pour prendre de leurs nouvelles.

Christophe, en homme pacifique, est traumatisé par la sauvagerie du règlement de comptes.

— Je n’en peux plus, confie-t-il à Claudie. Je ne rêve que d’une chose : une petite maison dans un endroit calme.

Mais pour ça, encore faudrait-il qu’il ait l’argent pour ­déménager… Or il est complètement fauché. Si bien que chaque matin, à 5 heures, il continue de se lever pour aller trimer sur les chantiers. Et chaque début d’après-midi, en rentrant chez lui, il baisse les yeux en croisant les dealers. Le pauvre homme ignore qu’il ne réalisera jamais son rêve de vie nouvelle. Mardi 30 mars 2021. Il n’est pas loin de 6 heures quand un habitant du 25, sorti faire sa prière matinale, découvre le corps de Christophe. Le malheureux gît dans le hall de l’immeuble, baignant dans une mare de sang… Il a été frappé de plusieurs coups de couteau, dont un lui a tranché la carotide. Cette fois, les policiers se déplacent. Le quartier est bouclé, les habitants interrogés.

— Vers 5 h 30, j’ai été réveillé par des hurlements, témoigne un voisin. Puis j’ai entendu une voiture démarrer sur les chapeaux de roues, en faisant crisser ses pneus…

5 h 30, précisément l’heure à laquelle Christophe part travailler. Qui le guettait au pied de l’escalier ? Pourquoi l’a-t-on égorgé, sans lui laisser la moindre chance ? Le mode opératoire, une fois encore, fait penser à un règlement­ de comptes, mais ce genre de choses, dans le quartier, ne se produit qu’entre dealers. Or tous ceux qui connaissaient Christophe sont formels : jamais il n’avait touché à la drogue, qu’il détestait, et jamais il n’aurait frayé avec des tra­fiquants, qu’il considérait comme la lie de la société. C’était en outre un homme discret, prudent, auquel on ne connaissait aucun ennemi­. Y a-t-il eu erreur sur la personne­ ? A-t-il été tué à la place d’un autre ? Est-il tombé sur une scène qu’il n’aurait pas dû voir ?

A l’heure où nous mettions sous presse, les policiers de la PJ de Lille n’avaient toujours pas la réponse. Rien d’étonnant dans ce quartier où les dealers font régner la loi du silence, par la terreur s’il le faut… Mais ce mystère rend la situation encore plus angoissante pour les centaines d’habitants pris en otage par la racaille. Tous se demandent désormais, la peur au ventre : à qui le tour ?

[…]

Le Nouveau Detective


09/04/2021

Seuls le quotidien régional La Voix du Nord et le site Actu17.fr ont évoqué le meurtre de Christophe Fauquenoy.

Christophe Fauquenoy a été touché sur le haut du corps et à la tête. Sur les huit coups qu’il a reçu, un a été mortel et lui a été asséné sur le cou ou l’épaule.

C’est ce que révèlent les résultats de l’autopsie du corps du Villeneuvois retrouvé mort il y a une dizaine de jours.

La Voix du Nord


02/04/2021

Deux jours après la découverte du corps de Christophe Fauquenoy, tué de plusieurs coups de couteau, les riverains de la rue des Vétérans ne comprennent pas ce qu’il s’est passé.

Ces trois habitants vivent dans l’immeuble de la rue des Vétérans où habitait Christophe Fauquenoy depuis près de dix ans. Ils connaissaient la victime, âgée de 45 ans, pour son sourire, son amabilité et son sens du service. Une petite dame qui habite au rez-de-chaussée ne revient pas de ce qu’il s’est passé mardi  : “Le samedi, il faisait mes courses quand j’avais besoin de quelque chose (…)”

La Voix du Nord

L’homme retrouvé mort dans un hall d’immeuble de la rue des Vétérans, mardi matin, s’appelait Christophe Fauquenoy. Ce Villeneuvois de 45 ans n’avait pas d’antécédents judiciaires. L’endroit où il a été retrouvé pouvait laisser penser qu’il s’agissait d’un règlement de comptes entre dealers, très actifs sur le quartier de l’Hôtel-de-Ville, mais compte tenu du profil de la victime, la police exclut, à l’heure qu’il est, cette hypothèse.

La Voix du Nord


31/03/2021

Un homme âgé de 45 ans a été retrouvé grièvement blessé et gisant dans une mare de sang, ce mardi matin, dans un hall d’immeuble à Villeneuve-d’Ascq (Nord). La police judiciaire de Lille a été saisie de cette enquête.

Un meurtre sauvage. C’est une femme qui habite dans la rue des Vétérans à Villeneuve-d’Ascq qui a fait cette effroyable découverte vers 05h45. Un homme gisait dans son sang, dans le hall d’immeuble situé au numéro 25 de cette même rue indique une source proche de l’enquête, confirmant une information de La Voix du Nord. L’habitante a rapidement donné l’alerte.

Les secours ont tenté de réanimer la victime, Christophe F., un homme de 45 ans, en vain. Il a été déclaré mort à 06h11. Le défunt présentait cinq plaies à l’arme blanche au niveau du thorax et avait la gorge tranchée. Ce dernier était inconnu des services de police et vivait dans cet immeuble selon cette même source.

« Un climat d’insécurité grandissant »

Une riveraine interrogée par nos confrères affirme avoir entendu des hurlements vers 03h30 cette nuit-là, puis des crissements de pneu. Elle évoque « un climat d’insécurité grandissant dans ce quartier, qui ne date pas d’hier. La situation devient insupportable. Il y a du grand deal, du petit deal, du trafic dans les couloirs ». « Christophe ne supportait plus ce que l’on vit ici tous les jours », ajoute-t-elle et « n’avait rien à voir avec tout ça ».

Actu 17


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