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Le parcours militant en faveur des femmes et des minorités, dont la communauté LGBT, de cette réfugiée originaire du Tadjikistan, pays ex-soviétique musulman d’Asie centrale, passe mal auprès des conservateurs russes. Manizha dit avoir «une empathie innée» notamment pour les réfugiés qui vivent, selon elle, en «esclavage légalisé» partout dans le monde.

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« J’ai mis le doigt sur une plaie avec cette chanson, estime Manizha, dont le titre sur YouTube compte plus de cinq millions de vues. Sur scène, je leur ai juste montré un reflet dans le miroir qui ne leur plaît pas. »

L’artiste de 29 ans a remporté son ticket pour le concours le 8 mars, jour de la Journée internationale des droits des femmes. En compétition face à deux autres chansons, elle a glané la majorité des suffrages du public de la chaîne d’Etat Pervyi Kanal.

Le texte de sa chanson Russian Woman (« Femme russe ») et le parcours militant de cette réfugiée originaire du Tadjikistan, pays ex-soviétique musulman d’Asie centrale, sont loin des principes véhiculés d’ordinaire par les télévisions publiques. Ce vote pour Manizha à la télévision fédérale « déclare la guerre à la xénophobie et à la misogynie russes », s’exclame le journal indépendant Novaïa Gazeta.  […]

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