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Le député LREM François Jolivet s’apprête à déposer un texte en vue de proscrire son usage dans les services publics. Rejoint par 48 cosignataires (LREM, MoDem, LR et Agir-Ensemble), le député le sait, il « rouvre un vieux débat » au sein de l’Assemblée nationale et du gouvernement.

[…] « Sans être réactionnaire, je suis un défenseur de la langue française », confie d’abord l’élu, dont le texte s’appuie largement sur l’avis officiel de l’Académie française, qui s’est toujours, profondément, opposée à l’écriture inclusive. « Au hasard des publications parfois officielles, nous découvrons des mots nouveaux : “iels” pour “ils/elles”, “toustes” pour “tous/toutes”, “celleux” pour “celles/ceux”. “Cher·e·s lecteur·rice·s déterminé·e·s” », fulmine-t-il ainsi le 11 février, depuis son compte Twitter.

Et d’expliquer vouloir lutter « contre une écriture brouillant la nature même des messages », quand elle ne serait pas « illisible et discriminante ». « Le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes est juste, mais les chemins qu’il emprunte sont parfois déroutants et inutiles », peut-on ainsi lire dans le texte législatif. « Ce qui m’a fait basculer, c’est d’entendre des professeurs expliquer que l’écriture inclusive serait un frein à l’apprentissage et à l’intégration d’élèves “dys” [dyslexiques ou dysphasiques, NDLR]. Mêmes difficultés avec les personnes aveugles ou malvoyante et âgées », argue au Point l’élu – alors que le point médian (« ·e »), après s’être fait une place à l’université, s’invite dans certaines délibérations de collectivités territoriales.  […]

Le Point