Fdesouche

Le président de l’Union internationale des oulémas musulmans, Ahmed Raissouni, ne décolère pas contre la France. Après la polémique sur l’affaire des caricatures du prophète, il a désormais dans le viseur l’organisation du culte musulman dans l’Hexagone. Dans un article publié ce vendredi 22 janvier sur son site, il la considère comme un «vaccin contre la propagation de l’islam (…) Un vaccin empoisonné, appelé ‘Charte des principes’, qui oblige les imams des mosquées à se l’injecter, puis à l’inoculer au reste des musulmans en France».

Raissouni énonce ainsi un chapelet des contraintes auxquelles seront soumis les imams en France pour se conformer à la «Charte des principes». Ils doivent «admettre que la Charte prime sur les croyances et principes religieux ; ne pas calomnier ceux qui quittent l’Islam et choisissent une autre religion pour eux-mêmes, et ne pas les considérer comme des apostats ; s’engager à renoncer à un prosélytisme excessif de l’islam, car il “offense les consciences et contredit la liberté d’esprit et de cœur qui caractérise l’honneur humain” ; et rejeter toutes sortes d’ingérence étrangère et l’instrumentalisation de l’islam à des fins politiques».

La position exprimée par Raissouni est concomittante à celle défendue le même jour par le député islamiste égyptien Mohamed Saghir, membre de l’Union internationale des oulémas musulmans. Ce dernier affirme que la «Charte atteste de la vision de l’extrême droite de l’islam qui domine l’humeur occidentale». […]

yabiladi