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Ils avaient été accusés de vouloir commettre un attentat le 1er jour des Gilets jaunes en 2018. Mais au cours de l’instruction, la dimension terroriste s’était dégonflée au profit d’un projet de braquage mal défini. Avait-il un lien avec la cause djihadiste ? C’est l’enjeu du procès à Paris qui s’ouvre ce vendredi 22 janvier.

Une menace d’attentat, des profils radicalisés, et l’acte I des Gilets jaunes en toile de fond… L’affaire avait fait grand bruit jusqu’au sommet de l’État. Le ministre de l’Intérieur, en personne, Christophe Castaner s’était félicité , devant les caméras, d’avoir évité un bain de sang le premier jour des Gilets jaunes, le 17 novembre 2018.

Qui sont les protagonistes stéphanois ? Deux frères radicalisés, Kamel et Hilial A, et Rémi M. un quinquagénaire converti père de quatre enfants. Me Léa Dordilly, l’avocate du plus jeune de la fratrie, Hilial, 24 ans, dresse son portrait : « Il a rompu avec le reste de sa famille bien insérée. Il se laisse glisser et vivote entre petits délits, magouilles et escroquerie. »

Sous l’influence de son frère aîné qui vient de sortir de prison, le jeune homme glisse en quelques mois vers l’islamisme radical. Placés sur écoute, ils évoquent « l’État islamique », enragent contre les « mécréants » et parlent de « passer à l’action ».

Dans leur sillon, apparaît Rémi M., 54 ans, ancien militaire, rencontré à la sortie de la mosquée : « Il a eu une vie compliquée, a connu une phase d’alcoolisme. Il s’est converti il y a une quinzaine d’années et pratique un islam rigoriste », souligne son avocat Me Michaël Bendavid. C’est lui qui a envoyé le texto « Ça va saigner le 17 [novembre] » qui a accéléré l’opération antiterroriste à Saint-Etienne (lire encadré).

Source le progrès