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11 janvier 2021

Violences sexuelles : Claude Lévêque, plasticien, visé par une enquête pour viols sur mineurs

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L’enquête a débuté en mai 2019 et a été confiée à la Sûreté territoriale de la Seine-Saint-Denis, où réside l’artiste. Dans le récit publié ce dimanche par le quotidien du soir, le sculpteur Laurent Foulon raconte avoir été violé par le plasticien dès l’âge de 10 ans et jusqu’à ses 17 ans, au milieu des années 1980. Il a signalé ces agissements dans une lettre adressée à la procureure de Bobigny en février 2019.

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Laurent Foulon évoque aussi l’« emprise » de Claude Lévêque, dont un des tapis orne un bureau de l’Elysée, sur sa famille, issue d’un milieu très populaire dans la Nièvre. Le sculpteur accuse le plasticien d’avoir aussi violé ses deux frères. L’un d’eux, tombé dans la drogue comme lui, est mort en 1998 à l’âge de 34 ans à la suite d’une énième tentative de suicide.

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« Comportements troublants »

Selon M. Foulon, l’artiste revendiquait ses relations avec des mineurs : « J’associais la pédophilie à une sorte de résistance à la société…

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L’article dans son intégralité sur 20 minutes


16 novembre 2016

Claude Lévêque : “Je ne crois pas aux artistes politiques”

Quelques semaines après les attentats de janvier 2015, le plasticien Claude Lévêque dévoilait cette injonction en néon bleu blanc rouge : “Regarde les rire”. Près de deux ans plus tard, rencontre autour du jeu sur les symboles républicains et la trinité Marianne ; Marseillaise ; Bleu-blanc-rouge.

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“La provocation, j’ai horreur de ça”

Est-ce son allure toujours verte et encore punk ? Par la presse, Claude Lévêque est souvent dit “goguenard“. L’adjectif est récurrent, et l’intéressé franchement perplexe :

“Je ne sais pas ce que ça veut dire. Je n’arrête pas de positions. On parle d’art goguenard, de provocation, mais je ne suis pas du tout comme ça quand je réfléchis à des projets. Alors évidemment, ces projets collent à une réalité qui m’affecte qui me pose des questions. Aujourd’hui, par exemple, on craint le pire pour les migrants de calais qui vont être liquidés [l’interview a eu lieu en octobre 2016, jour du démantèlement de la jungle à Calais, NDLR] Ces pauvres gens parqués qui veulent s’évader, ça évoque les années 70, au Chili, Pinochet… Le quotidien, la misère humaine, ou même la misère psychologique me touchent beaucoup. Ca fait partie des sujets mais je ne suis pas dans la provocation. La provocation, j’ai horreur de ça. Je déteste ces postures dandy. Même si effectivement, en les représentant, je joue sur des faits qui sont eux-mêmes provocants.”

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“Derrière le drapeau, il y a quand-même le Front national”

Avait-il songé un jour à détourner cette part de folklore républicain que peut représenter le drapeau, dont les auditeurs peuvent redécouvrir l’origine à travers le programme “Le plus ancien média du monde : Le drapeau”, une archive de 1994 avec l’historien Michel Pastoureau ?

“Le catéchisme, c’est pas mon truc… “Républicain”, évidemment, on est républicain… on défend des valeurs laïques mais les valeurs laïques sont drôlement remises en cause aujourd’hui. Je ne crois plus à la laïcité parce que c’est l’église et le pouvoir religieux qui prédomine.

Le bleu-blanc-rouge aurait pu tomber sur autre chose car la phrase est venue comme ca. D’ailleurs je ne me rappelle plus exactement comme elle est venue, car souvent ça vient très vite. C’était juste après les attentats, parce que ça me fait peur quand on demande aux gens d’afficher un drapeau français. Tout lobby nationaliste ou religieux m’inquiète. Je suis pour l’ouverture. À l’international, aux peuples du monde.”

Alors évidemment, ce repli sur le drapeau tricolore, le nationalisme, c’est risqué. Derrière, il y a quand-même le Front national… Le Front qui confisque le drapeau, la République. Qui manipule. Il fait ce qu’on a bien voulu le laisser faire car ce sont évidemment les politiques qui sont responsables de sa représentation dans l’espace public. Mais c’est un parti fasciste.”

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L’article dans son intégralité sur France Culture