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Réfugié à Perpignan, le couple est condamné à mort en Iran pour conversion au christianisme

Ata Fathimaharloei, 33 ans, et son épouse Somayeh Hajifoghaha, 34 ans, sont réfugiés dans les Pyrénées-Orientales avec leurs deux enfants en bas âge. Menacés d’expulsion du territoire et condamnés à la peine capitale dans leur pays pour s’être convertis au christianisme, ils sollicitent l’asile en France qui leur est à ce jour refusé.

Irréel. Les phrases au présent tissent dans la voix de l’interprète, le fil de cette histoire d’un autre temps. Un autre monde reclus dans des contrées aux pratiques moyenâgeuses. Un film impossible à croire pour le commun des mortels régis par une justice occidentale.

Pourtant, le récit de ce jeune couple d’Iraniens, sur les genoux desquels sautent deux jeunes bambins dans le cabinet de leur avocat perpignanais Me Gérald Brivet-Galaup, en ce 24 décembre 2020, n’a rien d’un conte de Noël. Un scénario en chair et en os. Entre la vie et la mort.

Au départ, tout se passait bien. Ils se marient en 2017 à Shiraz, leur ville natale. Somayeh est aide-soignante dans un service cardio-vasculaire. Ata est infirmier dans un hôpital psychiatrique. Musulman de naissance, il n’est pas pratiquant. « Une fois, je n’ai pas fait le Ramadam. Je mangeais dans la rue. J’ai été arrêté par la police et on m’a infligé des châtiments corporels. J’ai reçu des coups de fouet », raconte-t-il.

“Je pensais pouvoir vivre ma foi en cachette. Même mon épouse ne le savait pas “

Mais tout bascule vraiment en 2017. Un an plus tôt, il a sympathisé avec un patient et s’est noué d’amitié avec sa famille, de confession chrétienne, avec laquelle il participe à des lectures bibliques. « Cet homme était en fait atteint de bipolarité. Il m’a dénoncé à mes collègues ». Ata est aussitôt licencié. « Quand je l’ai fait, j’ai sous-estimé ce qui pouvait en découler. Je pensais pouvoir vivre ma foi en cachette. Même mon épouse ne le savait pas. Jusqu’au jour où j’ai perdu mon travail ».

La jeune femme, enceinte de trois mois, croit…

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L’article dans son intégralité sur L’Indépendant

Merci à Jeanne