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Lundi 23 novembre, vers 18 h 30, un individu se présente à la crèche collective Souricette, située rue Filiato à Nevers. Alors que tous les enfants sont partis, il dit qu’il vient chercher un enfant qui s’appelle « Oussama Ben Laden ». Ce qui interpelle le personnel, qui ne le laisse pas rentrer. L’homme serait parti en riant et aurait menacé verbalement une assistante maternelle.

La police a alors été prévenue, une main courante a été déposée et un protocole de sécurité a immédiatement été mis en place.

La vidéosurveillance pourrait être exploitée

Mardi 24, aux alentours de midi, à l’extérieur de cette même crèche, une assistante maternelle qui prenait sa pause et une autre située un peu plus loin disent avoir entendu un bruit métallique qui pourrait ressembler au chargement d’une arme. Les deux femmes auraient vu un ou deux hommes, selon les versions, dont l’un aurait pointé son arme sur elles, à une distance relativement éloignée. Ce qui ne permet pas de dire si l’arme était factice ou non. Elles se sont alors réfugiées à l’intérieur de la crèche.

S’agit-il des mêmes personnes ? Une enquête a été ouverte pour le déterminer. Les images de vidéosurveillance devraient pouvoir être exploitées.

Un renforcement des équipes de police

« Des mesures de surveillance et de sécurité ont été mises en place conjointement entre la police nationale et la police municipale qui vont renforcer leur présence sur l’ensemble des équipements de la ville et multiplier les patrouilles », assure le maire de Nevers, Denis Thuriot, qui s’est rendu sur place mardi après-midi.

Est-ce une très mauvaise blague – des billes de plastique retrouvées sur le sol pourrait le laisser penser – ou une vraie fusillade qui se préparait ? Pour l’instant, l’enquête n’en est qu’à ses débuts.

« Cela prouve qu’à Nevers, on n’est pas plus exposé qu’ailleurs mais pas moins non plus », souligne le maire, qui se félicite que la police municipale soit armée et que la vidéosurveillance soit en place.

Le personnel a été entendu et doit faire un descriptif pour permettre d’identifier les individus. Un entretien psychologique leur sera également proposé. 

Le Journal du Centre