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« Dans le cas où un-e (ou des) conseiller-ère(s) municipal-e (aux) (ales) se retire(nt) en cours de séance, le quorum est vérifié avant la mise en délibéré des affaires suivantes. »

Des phrases comme celle-ci, on en trouve plusieurs dans le règlement intérieur du conseil municipal de Fougères et d’autres documents administratifs. Elles sont rédigées en écriture inclusive.

Ce qui fait bondir Jimmy Bourlieux, élu du Rassemblement national : « L’usage de l’écriture inclusive est un problème. Comment vous pouvez céder à ce délire idéologique des sectes post féministes ? C’est un bégaiement cérébral. L’écriture exclut. C’est un désastre notamment pour les dyslexiques et les étrangers qui veulent apprendre notre langue et s’assimiler ».

Louis Feuvrier , maire, ne voit pas « de difficulté majeure à lire » quand c’est écrit de la sorte. Il pense même que « c’est bien de donner ce signe dans la mesure où il y a moitié de femmes dans ce conseil. »

Actu.fr

Le groupe féministe de Fougères a également un avis sur le sujet :

Notre langue écrite est l’héritage d’une vision excluante et misogyne de la société, elle est le reflet d’une action mise en place par un groupe dominant afin d’imposer cet usage. En tant qu’utilisateurs et utilisatrices de cette langue, nous agissons dessus pour en faire évoluer l’usage et qu’il corresponde à nos représentations de la société.

Pour ce qui est de l’exclusion des dyslexiques et des étranger.es, elle tient davantage aux règles souvent illogiques et exceptions de notre langue, qu’à la mise en place de l’écriture inclusive qui parfois est plus intuitive (utiliser autrice est plus intuitif qu’utiliser auteur par exemple). 

Chronique républicaine