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Six personnes, dont des élus, sont visées dans cette plainte de Gaëlle Moncomble. Elle dénonce un véritable hallali numérique après un message appelant à la fermeture des mosquées qui ne condamneraient pas l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine.

Tout a commencé quelques jours après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), quand Gaëlle Moncomble a elle-même reposté, le 21 octobre dernier, un message de Valérie Pécresse, la présidente (Libres!) de la région, demandant la fermeture de toute mosquée qui ne condamnerait pas le « crime abject » dont Samuel Paty a été victime. Un conseiller municipal a répondu, reprochant à Gaëlle Moncomble de « propager l’idée qu’une partie de la population serait automatiquement coupable ou complice ». Autrement dit, qu’elle serait islamophobe, interprète l’intéressée.

Dès lors, les messages peu amènes à l’endroit de l’ancienne conseillère municipale ont déferlé, notamment sur le groupe Facebook « Tu sais que tu viens de Colombes quand… » Parfois agrémentés de commentaires déplacés sur son physique. Jusqu’à ce que l’avocat de Gaëlle Moncomble, Me Jonas Haddad, qualifie de « menaces » : « Faites-la taire, enchaînez-la, bâillonnez-la et si elle ne se tait toujours pas, ben lui couper la langue reste la meilleure solution… », a écrit une internaute.

C’est en particulier cette menace qui a conduit le parquet de Nanterre à ouvrir une enquête judiciaire, confiée à la Sûreté territoriale des Hauts-de-Seine. Le quartier dans lequel vit Gaëlle Moncomble a également été précisé dans ce flot de posts. Ce qui aggrave la « menace » selon Me Haddad. […]

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