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 « Marqués », « inquiets », les enseignants ont beau être en vacances, l’assassinat de Samuel Paty est évidemment dans tous les esprits. C’est ce que confirme une note confidentielle de quatre pages du service central du renseignement territorial (SCRT) rédigée ce jeudi et à laquelle le Parisien – Aujourd’hui en France a eu accès. Ce document constitue une « sonde » plongée dans un milieu qui reste combatif et « fait bloc », mais qui est loin d’être serein.

La note alerte ainsi sur « les premières réactions à l’attentat des syndicats qui devraient rapidement réactiver les débats qui avaient commencé à poindre à la suite du discours présidentiel concernant la lutte contre le séparatisme ». Le syndicat national des écoles (SNE) regrette ainsi que « les enseignants sont systématiquement soupçonnés dès qu’un parent vient se plaindre […] depuis que c’est l’école qui doit s’adapter aux élèves ». […]

Personne ne sait aujourd’hui en quoi consistera cet instant de recueillement en mémoire de Samuel Paty, mais les exigences de fermeté relayées par le ministre de l’Education nationale concernant les réactions inappropriées d’élèves font peur à certains qui craignent selon la note « d’être en première ligne ». Même si les services du renseignement territorial estiment que la « libération de la parole » et en quelque sorte la fin du « pas de vagues » est jugée « nécessaire et bénéfique », ils estiment que le drame de la mort de Samuel Paty « place la hiérarchie de l’appareil administratif au pied du mur ». 

Le Parisien


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