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Après l’assassinat du professeur Samuel Paty par un islamiste radical présumé, l’écrivain algérien Boualem Sansal estime qu’il faut que les démocraties occidentales prennent enfin conscience de la nature de la menace. Il appelle au sursaut.

Avez-vous été étonné lorsque vous avez appris qu’un nouvel attentat avait eu lieu en France, en l’occurrence contre le professeur Samuel Paty ?

J’ai bien sûr été horrifié mais aussi fou de colère. Le problème, c’est que les démocraties occidentales ne comprennent pas à quel ennemi elles ont affaire. L’islamisme est conçu comme un courant religieux. Mais l’islamisme ce n’est pas que cela, c’est aussi une organisation politique. Son but est d’imposer ses idées et de prendre le pouvoir. Il faut repenser l’islam non seulement comme une religion mais aussi comme une civilisation. Et aujourd’hui la France se le refuse.

Selon vous, nous nous aveuglons ?

Oui, peut-être un peu par peur, parce que les pays occidentaux ne veulent pas se mettre à dos des pays puissants comme le Qatar et l’Arabie Saoudite. Mais aussi à cause du “politiquement correct”, les démocraties sont des sociétés policées. C’est une bonne chose, mais du coup, à table, on ne dit jamais “merde”. Il est temps de dire qui est vraiment l’ennemi.

Emmanuel Macron, parle de séparatisme religieux. Serait-ce le bon terme ?

C’est du baratin ! Il ne s’agit pas d’un couple qui se sépare, il n’y a ni union ni divorce. Les islamistes veulent prendre le pouvoir. Pour eux, il y a deux options : ou je vous impose mes idées et vous convertis, ou je vous liquide et prends votre place.

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