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Vendredi soir, dans la nuit qui enveloppait le collège du bois d’Aulne, l’attentat réveillait le cauchemar et le malaise de janvier 2015. Et pas seulement par son horreur. Alertés par les réseaux sociaux, une poignée d’adolescents s’était rendue sur place. Nul n’approuvait la décapitation, mais les réactions de certains, déclarant être de confession musulmane, semblaient bien éloignées du «Je suis Charlie» ou «Je suis Samuel».

Se présentant comme une élève du professeur d’histoire-géographie, une jeune fille assurait «qu’il avait une réputation de raciste», sa copine à ses côtés notant «c’est une offense [contre Mahomet]» en ajoutant aussitôt «mourir pour une caricature, c’est fou». «Ça va trop loin», lâchait quant à lui un autre ado, ancien élève de Samuel Paty. «Il a insulté notre prophète, notait un autre collégien. On en parlait en cour de récréation.»

Cette étrange veillée nocturne dégageait ainsi une ambiance surréaliste entre condamnation molle et ambiance potache (certains adolescents ne pouvant s’empêcher de faire les idiots devant une caméra). Avec même un certain détachement. «Vous voulez-voir sa tête?, demandait ainsi une jeune fille. La photo est sur Twitter». Et la collégienne de montrer sans grande émotion la tête coupée et ensanglantée de son professeur…

Le Figaro


Malgré son message, Sonia n’a pu que constater que les commentaires sous la vidéo à l’encontre du professeur se sont multipliés.  “Les insultes et menaces ont fusé. Il était traité de ‘pédophile’, de ‘pervers’. Certains disaient : ‘il faut le virer, il faut le buter’. c’était terrible. Je ne pouvais pas comprendre ça. Ma fille m’avait parlé du cours, elle l’avait trouvé très intéressant. Son prof a fait le pour et le contre, il n’y avait aucun parti pris”. 

LCI


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