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Les associations présentes à l’intérieur des vingt-trois centres de rétention administrative (CRA) viennent de dresser l’état des lieux annuel de l’enfermement des personnes vouées à la reconduite à la frontière.

En 2019, on décompte 53 273 personnes enfermées dans les CRA et LRA en métropole et en outre-mer, dont 47% à Mayotte : «La France reste aujourd’hui encore le pays européen qui a le plus recours à l’enfermement des personnes étrangères en vue de les éloigner.»

Les arrestations sont d’origines diverses : 31% sont le résultat de contrôles de police, soit 6322 personnes. Les autres cas s’exercent sur des personnes sorties de prison et porteuses d’un arrêté d’expulsion (2954, soit 14%). Les autres interpellations se font lors de contrôle en gare, à la frontière, au guichet préfectoral, lors d’un contrôle routier, à domicile ou dans les transports en commun. Une partie enfin a lieu sur le lieu de travail. […]

Sur le territoire métropolitain, les ressortissants algériens sont la nationalité la plus représentée en CRA, avec 3798 personnes, soit 15,5% des placements, devant les Albanais, les Marocains, les Tunisiens et les Roumains. Ces cinq nationalités ont représenté près de la moitié des enfermements, sachant que les ressortissants de 144 pays ont été enfermés en rétention en 2019. […]

Enfin, regrettent les associations, «l’allongement de la durée maximale de rétention conduit à une détérioration de l’état physique et psychologique des personnes enfermées, et plus particulièrement celles malades et vulnérables. A cela s’ajoute l’angoisse de la mise à exécution d’un éloignement vers des pays dans lesquels la continuité des soins sera difficile, voire impossible.» […]

El Watan


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