Fdesouche

24/09/20

[…] C’est la première fois qu’un bateau de secours annonçait son intention de débarquer en France dans un contexte où, depuis plus de deux ans, chaque sauvetage au large de la Libye donne lieu à des tractations interminables entre États européens à la fois sur le lieu de débarquement des bateaux et sur la prise en charge des migrants à leur bord.

Finalement, les gardes-côtes italiens ont décidé de prendre en charge la coordination dans la nuit de mercredi à jeudi en orientant l’Alan Kurdi vers la Sardaigne pour qu’il s’y protège des intempéries. […]

lemonde.fr

(Réaction sur l’Alan Kurdi à 3min45)

23/09/20

[…] De son côté, la Ville de Marseille a fait savoir à la mi-journée que « si le Alan Kurdi émet la volonté de venir à Marseille, nous réitérons la position selon laquelle nous ne laisserons personne se noyer en Méditerranée ». Benoît Payan, qui assure actuellement l’intérim de la maire de Marseille, Michèle Rubirola, éloignée pour raisons de santé, a par ailleurs précisé avoir appris l’arrivée éventuelle du navire par la presse et a insisté sur le fait que la ville était prête à accueillir ce navire « sans condition ». […]

leparisien.fr


Le bateau Alan Kurdi de l’ONG allemande Sea-Eye, qui a sauvé 133 migrants en mer samedi, fait route vers le port de Marseille en France après avoir vu ses tentatives de rejoindre les côtes italiennes échouer. “Nous ne savons pas comment le gouvernement va réagir à notre demande d’aide. Mais nous comptons sur le soutien du peuple français et sur le fait qu’il ne laisser pas le ‘Alan Kurdi’ être bloqué au large de Marseille”, explique le dirigeant de l’ONG, Gorden Isler, dans un communiqué publié mercredi 23 septembre. […]

francetvinfo.fr


vesselfinder.com


Le navire de sauvetage ALAN KURDI met le cap sur la France

“Si le centre de coordination de sauvetage de Tripoli est dans l’incapacité d’assumer sa responsabilité, tous les autres centres européens de coordination du sauvetage maritime sont responsables et obligés de coopérer, car après tout, des vies humaines sont en jeu”, déclare Gorden Isler, président de Sea-Eye.

Mardi soir, l’organisation civile de sauvetage en mer a informé les centres de coordination du sauvetage maritime d’Italie, de Malte, d’Allemagne et de France, ainsi que le ministère allemand des affaires étrangères, de leurs intentions et a réitéré sa demande d’un port sûr. Cependant, aucun d’entre eux n’a répondu.

L’ALAN KURDI a donc mis le cap sur son port d’escale, son port de destination initial, où le navire devait accoster afin d’effectuer le changement d’équipage et de préparer sa prochaine mission. Le port français de Marseille a également été choisi parce que les volontaires de l’organisation peuvent s’y rendre plus facilement depuis l’Allemagne et qu’il a déjà servi de base appropriée pour le navire de sauvetage OCEAN VIKING.

[…]

Un autre blocus au large de l’Italie est inacceptable

Plus récemment, les autorités italiennes avaient bloqué le navire de sauvetage espagnol OPEN ARMS au large de la Sicile jusqu’à ce que des dizaines de personnes sautent du bateau en désespoir de cause, essayant de nager elles-mêmes jusqu’au rivage.

“C’est le genre de situation incontrôlable dans laquelle nous ne voulons pas nous retrouver. Nous n’accepterons pas un autre blocus”, déclare Isler.

Après avoir consulté l’équipage, M. Isler estime que les risques du voyage sont justifiés.

“Comme nous passerons par de nombreux ports au large de la Sardaigne, de la Corse et du sud de la France, nous pourrons demander de l’aide partout”, déclare Isler.

Récemment, le gouvernement français s’est régulièrement impliqué dans la répartition des personnes sauvées en mer.

“Nous ne savons pas comment le gouvernement français va réagir à notre demande d’assistance. Mais nous croyons au soutien du peuple français et qu’il ne laissera pas l’ALAN KURDI être bloqué au large de Marseille”, poursuit Isler.

sea-eye.org


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