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Pour Gérald Darmanin, l’islam est « la religion qui a le moins de difficulté à travailler avec la République »

L’exécutif prendra le temps du dialogue. Vendredi 18 septembre, le ministre de l’intérieur en charge des cultes est venu à la grande mosquée de Paris rassurer des responsables musulmans, inquiets du projet de loi sur les séparatismes. Un mot qui, en lui-même, provoque de l’incompréhension. « Séparatisme, c’est un concept, je ne sais pas si ce sera le titre de la loi », confie Gérald Darmanin, avant de donner des garanties sur la méthode. (…)

« Vous savez d’où je viens », souligne encore le descendant d’un grand-père algérien, en gage de sa bienveillance envers une religion qu’il ne confond pas avec l’islamisme. Mais Gérald Darmanin ne veut pas esquiver les défis que sont d’une part l’organisation de l’islam et de l’autre la lutte contre la radicalisation : « On ne va pas se dire que tout va bien », interpelle le ministre.

Pédagogue, il assure qu’après les autres cultes, c’est à l’islam, religion encore nouvelle en France, de s’accorder avec la République. Forcément, cela passe par quelques « frottements ». Mais il développe aussitôt une conviction qu’il a déjà eu l’occasion d’exprimer sans que cela, selon lui, retienne l’attention des médias : « Au regard de l’histoire, s’il y a une religion qui a moins de difficulté à travailler avec la République, c’est l’islam », lance Gérald Darmanin.

Comme ancien maire de Tourcoing aussi, il a autorisé deux nouvelles mosquées dans la ville du Nord et a fait l’expérience, avec l’islam « d’un dialogue plus facile, d’une discussion plus spontanée qu’avec les autres cultes ».

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