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Face aux incivilités de l’été, un groupe de riverains de la station balnéaire a monté un collectif “contre la délinquance”. Certains n’ont pas hésité à se faire justice eux-mêmes. Convertis aux théories identitaires, ces Languedociens craignent de voir leur “village” leur échapper.

Juste après le déconfinement, l’atmosphère est devenue orageuse à Palavas-les-Flots (Hérault). Plusieurs habitants de cette station balnéaire, souvent âgés, ont senti leurs nerfs se mettre en pelote devant les tapages qui se répétaient en bas de chez eux : jeunes vacanciers déambulant ivres dans les rues, fumeurs de chicha, consommateurs de protoxyde d’azote (un gaz hilarant) aux abords des plages, chauffards roulant à tombeau ouvert au volant de leurs grosses cylindrées… « Il y a eu des rodéos, des coups de couteau, des cambriolages. Hier, toutes les voitures d’un parking ont été rayées. Ça n’existait pas auparavant ! », s’exclame Michel, un commerçant de 65 ans. Aussi un petit groupe de Palavasiens « excédés » a-t-il lancé en juin Palavas solidaire, un collectif « anti-incivilités » . Leur but ? Remédier aux troubles. Par eux-mêmes. « Ça commençait à très mal partir, il y en a qui voulaient former des milices » […]

Marianne

En août :


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