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Les mutilations génitales féminines, dites excisions, touchent principalement les populations dans les pays africains. Mais cette atteinte au corps et à la dignité humaine existe aussi en France. Chiffres à l’appui, contexte migratoire et prévention… faisons le point.

Dans le milieu des années 2000, le nombre de femmes excisées vivant en France s’élevait à 62 000. Mais existe-t-il des données plus récentes ? La réponse est oui. Ainsi, « au début des années 2010, environ 124 355 femmes adultes ‘mutilées’ vivaient en France », rapportent les auteurs du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

Une donnée obtenue auprès des « 313 765 femmes adultes originaires d’un pays à risque, soit parce qu’elles y sont nées* (7 femmes sur 10), soit parce que leur père et/ou leur mère y est/sont nés (les ‘deuxièmes générations’) ». Aujourd’hui, le développement de nouveaux outils est nécessaire pour évaluer plus précisément et plus régulièrement l’ampleur de ces violences.

(…) A noter : en Europe, le Royaume-Uni est le pays où le nombre de femmes excisées est le plus élevé. Viennent ensuite la France, l’Italie, les Pays Bas et l’Allemagne. Au total, « 530 000 femmes adultes excisées nées dans un ‘pays à risque’ vivent en Europe’ ».

Sud Ouest

Merci à tristan

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