Fdesouche

La cathédrale ne dominera plus l’étroite esplanade, elle sera emprisonnée par une dalle en pente, véritable ouvrage d’art qui tiendra du parking souterrain.

C’était la couverture du dernier magazine municipal de Chartres: une vue du projet de l’atelier Forma6 et de l’architecte Michel Cantal-Dupart montrant «les futurs aménagements du cloître de la cathédrale». Le site qui va être transformé est en réalité le parvis, né des dégagements du XIXe siècle. L’enjeu est majeur: c’est l’arrivée devant le monument, l’éblouissement de la première vue, la découverte de cet extraordinaire objet du désir admiré de loin.

Ce projet, consultable sur le site de la mairie, ne concerne pas seulement les Chartrains – qui ont été nombreux à s’étrangler en ouvrant le petit journal des boîtes aux lettres. La cathédrale de Chartres n’appartient ni à la ville, ni à la France, ni aux lecteurs de Charles Péguy ; comme le Parthénon ou les pyramides, elle est la propriété du monde entier, qui a sur elle un «droit de regard». Hélas, la Commission nationale des monuments historiques a tout approuvé, rien ne s’oppose au lancement du chantier.

Le Figaro

Fdesouche sur les réseaux sociaux