
Huit heures après sa sortie de prison, il était interpellé rue Boussairolles. Il cachait sous son blouson une bombe lacrymogène de 500 ml et quelques grammes de shit dans ses poches. Calme, cheveux serrés en arrière en catogan, le Montpelliérain était présenté ce vendredi à la barre du tribunal correctionnel de Montpellier.
Le quartier des Cévennes mis à l’index
Après deux condamnations pour port d’arme blanche, le prévenu pensait enfin avoir trouvé de quoi se rassurer : “J’avais peur, on m’avait averti que des gens me recherchaient… Je voulais me protéger. Je suis passé à l’armurerie mais le vendeur ne m’a pas prévenu que c’était interdit…” Las, la détention de ce type d’arme n’est autorisée qu’à domicile, pas dans la rue. “Si vous fréquentiez moins de délinquants, vous auriez moins de problèmes”, cingle le président Sébastien Colombet.
Droit dans ses baskets, le jeune homme prétend que, dans son quartier, aux Cévennes, la violence est omniprésente et que “pratiquement” tout le monde consomme des stupéfiants.
Ironique, le procureur, Jean-Christophe Tixier, relève “une chronologie intéressante. En moins de 6 h, il trouve le moyen de se procurer du cannabis et une arme. Ce sont plutôt les gens qui devraient avoir peur de lui…”
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