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Il aura fallu pas moins de six agents de sécurité pour maîtriser l’homme qui les a « envoyés balader dans les vitrines » début décembre.

Près d’un mois après, devant le tribunal, l’un des agents de sécurité du centre commercial n’en revient toujours pas. « Je fais 94 kg. Il m’a décollé et projeté dans une vitrine. Je n’ai jamais vu ça. »

Le 8 décembre, une vendeuse d’une boutique de Muse trouve l’attitude d’un jeune homme un peu louche dans ses rayons. Elle appelle la sécurité. Le rodéo commence. Le ressortissant algérien fait preuve d’une force impressionnante. Il « envoie balader les uns et les autres dans les vitrines », selon Me Antoine Paveau, avocat des victimes – particulièrement nombreuses dans ce dossier.

Il court, mord, donne des coups de tête et de coude. En tout, il aura fallu le concours de six agents pour le maîtriser totalement dans les allées du centre commercial.

L’homme est conduit au PC de sécurité. Les menaces varient. Parfois à caractère raciste, antisémite ou terroriste. Le flot d’insultes se met aussi en route. Les agents de police qui viennent l’interpeller, en prennent également pour leur grade. Ils découvrent au passage « un petit couteau à huître » dans une de ses poches. Un outil destiné à faciliter des « travaux d’électricité »…

Quatre agents de sécurité ont déposé plainte. Deux d’entre eux ont été blessés aux mains et aux épaules. L’un d’eux s’est vu remettre un certificat de dix jours d’interruption temporaire de travail. Quatre policiers se sont également portés partie civile.

Pour son avocate, Me Laurence Decker-Leclere, l’homme âgé de 28 ans, a pris peur. En cause ? Son statut administratif. Sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français, le jeune homme a voulu échapper aux forces de l’ordre coûte que coûte. (…)

(Merci à Vincent)


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