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30/12/2017

«Salve de critiques contre Konbini après une interview de Macron. En posant des questions qui ne fâchent pas, Ariane Vincent s’est non seulement improvisée journaliste, mais elle s’en est aussi prise à Arrêt Sur Images qui a révélé le pot-aux-roses.»
– RT France, 30 décembre 2017, 7h14

28/12/2017

“Hallu”, le mot est bien choisi. Il décrit parfaitement la sensation provoquée par la lecture du tweet d’une directrice du site Konbini, écrit ce jeudi 28 décembre en réponse à un confrère d'”Arrêt sur images”, journaliste média, qui s’était permis d’écrire un article sur son site d’infodivertissement. Souvenez-vous, nous vous en parlions en début de semaine : Konbini, c’est ce média qui avait diffusé le 24 décembre une vidéo d’Emmanuel Macron à Niamey, surenchérissant de complaisance avec la fameuse interview de Laurent Delahousse sur France 2.

Après notre article pointant cet exercice de communication politique se faisant passer pour du journalisme, Arrêt sur images a cherché à savoir qui en était l’auteur. Et a révélé mercredi qu’il s’agissait d’une certaine Ariane Vincent, rédactrice en chef du site, et même une “directrice éditoriale” selon sa biographie sur Twitter. Mais également – improbable mélange des genres – sa directrice de communication ! Avec même un joli palmarès dans ce dernier domaine, puisqu’elle avait été responsable de la com’ du PS puis… de la campagne numérique de François Hollande en 2012.

Une communicante rompue aux vidéos flattant les politiques, ayant travaillé avec François Hollande en même temps qu’Emmanuel Macron, et livrant ce contenu digne d’une promo tournée par l’Elysée, voilà qui méritait d’être relevé. Voire, en réponse, de recevoir quelques explications de Konbini. Eh bien, que croyez-vous que répondit la dame depuis la Martinique, comme l’indique son tweet ? Aucune explication mais une délation pure et simple de l’auteur de l’article, dévoilant publiquement que celui-ci avait postulé à un poste chez Konbini fin novembre. Et de mentionner, pour ajouter encore de l’élégance à la déloyauté de ce procédé, nommément le directeur de la rédaction actuelle du jeune homme, le tout accompagné du hashtag “#hallu”. Ainsi, elle dévoile carrément une correspondance privée et ce, sans autre but manifeste que de nuire au journaliste puisqu’on ne voit pas en quoi le fait d’avoir postulé chez Konbini fin novembre empêcherait d’écrire, un mois plus tard, un article étayé sur la même rédaction.

Intelligemment, le journaliste ainsi dénoncé a simplement confirmé l”‘info”. Devant le tollé suscité par sa réaction, Ariane Vincent s’est fendue d’un “mea culpa” dans un autre tweet. Reste une question : à quel moment cette pro de la communication s’est-elle dit qu’une telle méthode allait jouer en sa faveur et en celle de son média ?

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