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Une partie des imams du pays vivent dans une grande précarité et ne gagnent parfois pas plus de 300 à 400 € par mois.

Un certain nombre de ces imams sont en voie de régularisation. Certains ont des papiers d’un autre pays et séjournent officiellement ailleurs, en Italie ou en Espagne par exemple. Mais il existe néanmoins, c’est vrai, des imams en séjour illégal. Il n’y a pas de chiffres à ce sujet. On ne sait pas dire combien ils sont. En général, ils n’ont pas de salaire. Les mosquées les aident partiellement. Ils n’ont pas de travail continu“, explique Jamal Habbachich, l’ex-président du Conseil des Mosquées de Molenbeek.

Un phénomène particulièrement tabou et dont chacun admet finalement l’existence du bout des lèvres . “Il existe en effet des imams sans papiers en Belgique” , reconnaissait , en juillet dernier, Salah Echallaoui, le président de l’Exécutif des Musulmans. “J’en connais. Ce sont des imams venus du Maroc. Ils sont venus en Belgique en espérant du travail dans une mosquée. Leur objectif, c’était d’être engagés et de recevoir un contrat. Il n’y a plus tellement de mosquées qui font ça à ma connaissance“, indique Boubker Macbahi, imam d’une mosquée jettoise, à Bruxelles.

Quasi-impossibilité pour une mosquée de bénéficier d’une reconnaissance officielle, désir de certaines communautés de garder le contrôle, mais aussi crise des vocations expliquent notamment un phénomène peu connu : l’extrême précarisation d’une partie des imams du pays.

DHNet

Merci à Pythéas

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