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Pourquoi les Trump vont rester à la Maison Blanche pendant 16 ans

Le politologue Edward Luttwak avance l’idée que Donald Trump pourrait rester le temps de deux mandats à la Maison-Blanche, avant de passer la main à sa fille. Une idée pas si saugrenue que cela.

Voir aussi : Aux Etats-Unis, le parti de Donald Trump remporte les 4 élections partielles (21/06/17)

Atlantico : Le 25 juillet dernier, le politologue américain Edward Luttwak publiait un article dans le supplément littéraire du magazine Times intitulé “Pourquoi la dynastie Trump va durer 16 ans”. En s’appuyant sur l’idée d’un décalage existant entre les préoccupations du parti démocrate, des médias, et les motivations réelles de l’électorat de Donald Trump, Edward Luttwak considère ainsi que le programme de Donald Trump, s’il parvient à être appliqué, pourrait permettre une réélection du milliardaire en 2020, tout en envisageant déjà une succession pour les deux mandats suivants pour sa fille Ivanka. Alors que l’élection de Donald Trump ne semble toujours pas avoir été assimilée, ce décalage est-il encore réel, traduisant une fracture entre 2 nations ?

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François Durpaire : L’intérêt de cette réflexion sur une lignée Trump qui resterait 16 ans à la Maison-Blanche c’est d’être un peu en contresens des analyses que l’on entend quotidiennement. Notamment sur les sept premiers mois catastrophiques de Trump ou encore une procédure d’impeachment. Cette idée permet de mettre en perspective cette situation et rappelle que dans l’Histoire du pays des mandats ont pu mal commencer, ça a été le cas de Clinton, et ont pu se conclure par une réélection. Clinton avait changé également son chief of staff par Leon Panetta, comme Trump l’a fait pour mettre Kelly. Ce changement pourrait signifier la fin des crises à la Maison-Blanche.

Deuxième élément pour aller dans le sens de l’analyse proposée, sans parler de 2020 et de sa réelection, celles de 2018, les midterms, sont des élections tout à fait gagnables pour les Républicains. Pour trois raisons.

Premier élément : le découpage électoral qui est favorable aux Républicains. Puis la mobilisation des partisans de Donald Trump qui est supérieure à celle des démocrates. Il y a un écart de 10% entre les deux groupes. Enfin, la base électorale de Donald Trump reste solide malgré l’effritement. Elle est solide car ils estiment que pour l’instant les promesses sont tenues. Ils ne voient pas du même œil le bilan en matière d’immigration, le retrait de l’accord de Paris qui est bien ressenti par l’électorat de base et enfin les éléments d’après Charlottesville, les déclarations sur les deux camps ou même l’interdiction des transexuels dans l’armée.

Il faut encore rajouter par-dessus cela le fait que les Démocrates n’arrivent toujours pas à se remettre de la défaite à la présidentielle et subissent de nombreux problèmes en interne et s’exonèrent de réflexion sur les problèmes de fond.

Article intégral sur Atlantico.fr

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